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L’amour du prochain


Le CHRIST a dit : « Aimez-votre prochain comme vous-même ! Et pour répondre à la question : « Qui est le prochain ? », IL a cité aux humains la parabole du bon samaritain.
Le monde des esprits de DIEU nous a donné de cette parabole l’explication suivante :

A cette époque chacun connaissait la riche ville commerçante Samaria. De tout temps elle avait été enviée par tous les pouvoirs avoisinants pour sa richesse mais également à cause de sa situation stratégique, souvent aussi elle avait eu à en souffrir. Les citoyens de Samaria étaient considérés comme des hommes fiers qui n’avaient que mépris pour les autres peuples.

Pourtant, dans la parabole que Jésus CHRIST citait, le samaritain était la seule personne charitable envers le blessé, et bien que celui-ci soit un ennemi pour lui. Il l’aidait et soignait ses blessures, au contraire des deux autres qui l’avaient précédé et pour qui, il est vrai, c’était leur devoir de porter secours au blessé, mais qui pourtant passaient près de lui sans lui prêter attention.

Avec cet exemple Jésus a expliqué aux humains de son temps ce qu’IL comprenait par amour du prochain : l’esprit d’entraide ! Et aussi lorsqu’on ne l’attend pas de nous. Et même quand le prochain est un ennemi, car il est quand même un enfant de DIEU comme tous les autres. Nous devons aider celui qui est en détresse, peu importe qu’il soit un ami ou un ennemi.

Cependant, hormis les humains, il y a encore d’autres êtres sur la terre qui ont besoin d’aide de toute urgence. Et ils ne sont pas les ennemis, mais les amis des hommes. Pourtant l’humain ne sait qu’à peine estimer cette amitié. Je parle des nombreux anim aux malades, faibles et délaissés, et tout particulièrement des nombreux animaux maltraités. Car, hélas !, que devront encore subir ces animaux de la main des hommes avant que ne devienne enfin clair aux humains que les animaux sont eux aussi des enfants d e DIEU ?


Et particulièrement vous qui vous nommez CHRETIENS, pensez à ce que vous avez fait subir à la nature en général et au monde des animaux en particulier. Est-ce que vous n’avez toujours pas encore compris qu’eux aussi sont des êtres vivants qui ont été créés par DIEU, exactement comme vous ? Et qui, exactement comme vous, font leur chemin au travers des différentes vies dans la matière jusqu'à ce que qu’ils deviennent eux aussi des humains et qu’ils remontent au spirituel. Et qui, exactement comme vous, vont redevenir un jour des anges et être domiciliés dans les sphères des cieux. Y avez-vous déjà pensé une fois, quand vous êtes passé près d’eux sans faire attention à leur souffrance ? Ou étiez-vous vous-même si cruel que vous avez trouvé normal que les animaux aient à souffrir pour les humains ?...

Comment pouvez-vous être aussi sans gêne de partir en vacances en toute quiétude, en abandonnant vos animaux, et même en les jetant en dehors de votre voiture en marche, ou pire encore ? Et après cela beaucoup d’entre vous veulent encore être des chrétiens !

Jésus CHRIST s’est occupé de tous les êtres vivants. Déjà lors de sa vie sur terre IL a aidé beaucoup d’animaux qu’IL a guéris et soignés. IL avait toujours du temps pour tous les êtres vivants qui avaient besoin de Lui. Et par amour envers tous IL a souffert dans la matière, IL a combattu et était vainqueur contre l’enfer ; et ainsi IL a libéré le chemin de la lumière, le chemin vers DIEU, le chemin du retour à la maison.

Alors si vous voulez être de vrais chrétiens, pensez à tous les êtres qui ont besoin de votre aide, priez pour eux, et mettez tout en œuvre pour eux aussi bien que vous le pouvez, et DIEU vous en sera reconnaissant.

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La réincarnation

Pour les hindous et pour les bouddhistes la réincarnation d’un esprit humain dans un nouveau corps est quelque chose de tout à fait normal. Mais pour la majorité des chrétiens ce phénomène est très difficile à comprendre et il leur est plus difficile encore d’accepter qu’il puisse en être ainsi.

Qu’est-ce qui est vraiment juste avec la réincarnation ? Est-il réellement possible qu’un esprit humain puisse être incarnè dans un autre corps qui est nouveau pour lui, voir étranger? Si oui, est-ce que - comme certains le prétendent - l’être humain pourrait dans une prochaine vie devenir également un animal? Y a-t-il des règles précisant combien de fois une même personne doit se réincarner? Nous avons posé ces questions aux esprits de DIEU qui nous ont donné la réponse suivante :

Les êtres humains qui sont sur terre, à part quelques exceptions, sont des esprits séparés de DIEU qui doivent retourner à la maison céleste en passant par le chemin de la matière.

A chaque naissance d’un être humain un esprit est incarné. Ce qui signifie qu’un esprit déjà adulte est rapetissé jusqu’à la taille d’un bébé pour être ensuite inséré dans le corps d’un nouveau-né. Au moment où l’enfant pousse son premier cri, l’esprit est unifié à la matière et l’enfant vit. Ce n’est qu’à partir de ce moment qu’une nouvelle vie humaine commence. Si donc quelqu’un essaie d’arrêter cette vie par la force, cet acte ne sera jugé spirituellement comme meurtre qu’à partir de cet instant prècis. Car avant la naissance, à l’intérieur du corps de la mère, les mouvements du corps de l’enfant provenaient des forces et du sang maternels. Ce n’était donc pas encore un être vivant indépendant.

Pourtant, que chacun soit averti qu’il ne doit ni avorter ni faire avorter quelqu’un, car il s’agit là d’un dérangement des

EVENEMENTS NATURELS VOULUS PAR DIEU.


Ce qui constitue toujours une intervention qui porte atteinte aux LOIS DIVINES, ce qui est sévèrement puni.


L’esprit humain est déjà à un échelon spirituel supérieur à celui d’un esprit incarné dans un corps animal. Donc, un esprit humain ne pourra être réincarné que dans un corps humain, mais jamais dans un corps animal. Quand un esprit en cours de remontée a terminé sa dernière vie animale, et s’il est prêt pour cela, il sera incarné pour la première fois dans un corps humain. Une telle vie humaine ne durera pas plus longtemps qu’il ne faut à l’esprit pour adapter sa forme à la forme humaine et pour capter totalement l’amour que lui portent ses proches. Il a besoin maintenant de cet amour pour pouvoir absorber tout le savoir du monde spirituel, pour l’utiliser afin de pouvoir vivre entièrement sa prochaine vie humaine, en tant qu’être humain dans toute son intégralité. A partir de là, de vie humaine en vie humaine, l’esprit continue et remonte les échelons spirituels. Le temps passé entre une vie humaine et une autre se compte entre trois cents et cinq cents ans.

Et ainsi, à chaque fois, la prochaine vie sera en fonction du comportement de la personnalité au cours de sa vie antérieure. En d’autres termes :

Celui qui durant sa vie aura accompli les DIX COMMANDEMENTS DE DIEU et qui aime son prochain comme lui-même en aura également le profit dans sa vie prochaine. Cet être humain aura - par son comportement agréable à Dieu dans une vie antérieure - mérité sa belle vie actuelle. Car, en se surmontant et en vivant selon LA VOLONTE DIVINE , il a libéré de grandes et belles forces spirituelles dont il profite maintenant pleinement, comme beaucoup d’autres esprits qui comme lui sont en cours de remontée spirituelle.

Mais l’être humain, qui dans sa vie entière n’a rien voulu savoir de DIEU et qui n’a eu que des mauvaises intentions, subira dans sa prochaine vie humaine toutes les souffrances qu’il a infligées aux autres ainsi qu’à lui-même. C’est ce qu’on appelle dans le monde spirituel un KARMA. Et suivant la gravité des faits reprochés dans la vie antérieure, il se peut qu’une vie humaine ne suffise même pas pour s’acquitter de cette dette.

Car il est écrit que toute faute commise dans la matière devra également y être redressée.

Et si les grandes religions n’avaient pas omis d’apprendre cette vérité à l’humanité, ce monde serait depuis longtemps un monde meilleur. Beaucoup d’esprits vivant e ncore séparés de DIEU pourraient déjà avoir quitté la matière si lourde et avoir rejoint l’empire céleste.


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Tolérance et bonté

« Dans quelle religion, est-on le plus proche de DIEU ? » C’est une question que se posent beaucoup d’humains. Presque tous les dignitaires des diverses communautés religieuses louent leur propre religion comme étant la meilleure. Le monde des esprits de DIEU nous a donné à ce sujet l’explication suivante :

ETRE PROCHE DE DIEU, on ne peut l’être qu’au spirituel, car DIEU est esprit. Et celui qui veut vraiment être proche de DIEU, il le sera aussi. Le principal, c’est de s’efforcer de faire la VOLONTE DE DIEU, et ainsi se tenir à SES DIX COMMANDEMENTS et aimer son prochain comme soi-même. Il n’est pas important de savoir à quelle communauté religieuse l’humain appartient s’il est de bon cœur et s’efforce de vivre en l’honneur de son créateur.

Lorsqu’un être humain meurt et que son esprit arrive dans l’au-delà, personne alors ne va le questionner sur son appartenance à une religion, mais sur ses bonnes actions et son attitude envers DIEU et SA création. La question sera : « De quelle façon cet humain a-t-il vécu sa vie ? » et non pas : « Etait-il juif, chrétien, musulman ou même bouddhiste ? » L’esprit est jugé d’après son savoir et ses aptitudes, son échelon spirituel et en conséquence sa situation spirituelle, car DIEU est juste. Mais celui qui pense qu’il doit imposer sa foi aux autres parce qu’elle est l’unique vraie croyance et qu’en cas de besoin il doit même le faire avec violence, celui-là est sur un chemin erroné horrible. La libre volonté des êtres est un cadeau de DIEU et personne n’a le droit d’imposer aux autres avec violence sa propre volonté, et surtout pas quand il s’agit de la foi. Celui qui le fait malgré tout sera puni très sévèrement par DIEU. Car c’est une attaque contre la liberté de l’esprit qui est inviolable.

Chaque être humain a le droit de faire son chemin vers DIEU à sa façon, avec ou sans appartenance à une religion, c’est selon sa libre décision. Mais ce qui est important toujours, c’est qu’il respecte aussi la croyance de ses semblables, comme il voudrait qu’on respecte sa propre croyance.

DIEU veut que vous vous comportiez avec tolérance et bonté les uns envers les autres ! Efforcez-vous de comprendre ceux qui pensent et croient autrement que vous et aidez-vous les uns les autres aussi bien que vous pouvez le faire ! N’exigez pas des autres qu’ils commencent mais donnez-leur le bon exemple ! Ne parlez pas de la bonté mais soyez bons et miséricordieux !

Pensez donc à ce que le fanatisme a déjà provoqué comme malheur dans votre monde humain, et particulièrement en ce qui concerne la foi ! Pensez au passé, au temps des croisades et au supplice par le feu des soi-disant sorcières ! CELA N’ETAIT PAS LA VOLONTE DE DIEU ! Aujourd’hui votre monde connaît encore beaucoup trop de souffrances à cause de tels fanatiques religieux ! CE N’EST PAS D’AVANTAGE LA VOLONTE DE DIEU ! Ce ne sont pas les fanatiques qui vont sauver ce monde mais les miséricordieux et les bons.

Si vous, les humains d’aujourd’hui, vous voulez avoir un monde meilleur, alors allez de l’avant et soyez des exemples ! Ne jugez pas vos ancêtres, mais apprenez de leurs fautes et faites mieux qu’eux ! Peu importe à quelle religion vous appartenez, soyez tolérants et bons les uns envers les autres, soyez tout simplement humains ! Et soyez conscients aussi que vous êtes tous des ENFANTS DE DIEU !

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Le spiritisme

Il y a des humains qui croient qu’ils peuvent prendre contact avec leurs défunts, soit directement ou soit par l’intermédiaire de médiums humains. Beaucoup veulent aussi tout simplement connaître leur futur en contactant de telles personnes qu’on nomme « diseurs de bonne aventure » ou « voyants ».

Sur ce thème, le monde des esprits de DIEU nous a donné l’explication suivante :

Il existe deux sortes de spiritisme : d’un côté le contact avec le monde des esprits de DIEU, de l’autre côté le contact avec le monde des bas-esprits.

Le monde des esprits de DIEU a été envoyé par DIEU aux humains pour les instruire sur tout ce qui vaut la peine d’être connu, et avant tout sur les rapports entre l’en deça et l’au-delà. Par contre le monde des bas-esprits se trouve en dehors de l’ordre de DIEU et le contact avec lui est un danger pour l’humanité. DIEU l’a défendu aux humains.

Bien que le contact avec les esprits de l’au-delà soit ouvert aux humains, il est cependant soumis à des lois extrêmement sévères :

Questionner les défunts est insensé, car les esprits des humains décédés sont soumis aux lois du monde spirituel. Il leur est complètement impossible de répondre aux questions des membres de leur famille et de leurs amis encore vivants dans la matière. Ce sont donc des bas-esprits qui se manifestent lors de tels interrogatoires et qui veulent nuire aux humains. Et cela ne correspond pas à la VOLONTE DE DIEU.

La divination est insensée et défendue par DIEU ! Elle est insensée pour la simple raison que c’est complètement impossible de vouloir prédire des évènements qui ne dépendent que de la libre volonté de la personnalité concernée. La divination est défendue parce qu’elle vient des bas-esprits et qu’en chaque circonstance elle nuit à l’humain. D’un côté elle le dévie de sa vraie vie qu’il doit vivre tout naturellement et sans être importuné, de l’autre côté elle lui nuit également corporellement, de même que toutes les formes de contact avec les bas-sprits.

Le bas spiritisme nuit toujours à l’humain. Car les bas-esprits prennent aux humains les forces dont ils ont besoin pour faire de telles manifestations par l’intermédiaire de leurs médiums. Bien que ce soient les médiums qui fournissent la majeure partie des forces qui permettent de telles séances de bas-spiritisme, les bas esprits en « soutirent » encore à tous les autres participants. A la longue cela se remarque par une faiblesse corporelle ainsi qu’une grande fatigue. Ce n’est pas étonnant que la plupart des ces bas-médiums font cela, dans le meilleur des cas, une seule fois tous les quinze jours. Ce n’est pas étonnant non plus que beaucoup parmi eux préfèrent les grandes réunions de masse, car d’autant plus il y a d’humains qui s’intéressent à leurs agissements et d’autant plus les esprits bas et méchants peuvent alors prendre leurs forces.

Prendre contact avec les esprits n’est pas un jeu ! Faire bouger des tables, sautiller des verres, tirer les cartes et lire dans les marcs de café, tout cela appartient à la sphère de contact avec les bas-esprits, et les participants actifs tout comme les participants extérieurs passifs donnent leurs forces. Et c’est également le cas lorsqu’on regarde des choses pareilles à la télévision ! Car celui qui s’intéresse aux agissements des bas-esprits s’attire ces esprits ! Et celui qui s’est mis une fois dans les griffes du mauvais peut seulement s’en sortir s’il demande vraiment le pardon et l’aide de DIEU du plus profond de son cœur. Alors les anges de DIEU viennent et l’aident à s’en sortir. Mais assurément il lui faudra s’efforcer de ne pas rechuter, mais au contraire s’améliorer et respecter de nouveau les DIX COMMANDEMENTS DE DIEU.

Par contre, le bon spiritisme est voulu par DIEU et est ouvert aux humains qui s’intéressent vraiment à la pure vérité. Il sert toujours l’unique but qui est le rapprochement de l’humain avec DIEU.

Certes les lois qui gouvernent le contact avec le monde des esprits de DIEU sont sévères, pour assurer la sécurité des médiums humains et de tous ceux qui s’intéressent aux instructions du monde des esprits de DIEU :

  • Avec le monde des esprits de DIEU, ce n’est pas l’humain qui décide ce qui doit arriver mais le monde des esprits de DIEU. Et les esprits de DIEU l’assument continuellement selon le devoir qu’ils ont reçu de DIEU.
  • Les humains doivent contrôler les esprits, mais pour cela ils doivent d’abord l’apprendre. Pour cette raison nous recommandons, à chacun qui recherche vraiment la vérité et qui veut prendre contact avec le monde des esprits de DIEU, de ne pas le faire sans l’aide d’un médium expérimenté. Nous, les esprits de DIEU, nous sommes toujours prêts à répondre à d’éventuelles questions.


Les médiums portent une grande responsabilité.
Ils ont reçu de DIEU leur don de médiumnité pour aider leurs semblables à monter spirituellement plus rapidement et ainsi à retourner plus vite « chez eux » dans le royaume des cieux.

Pourtant celui qui abuse de son don et qui utilise la médiumnité pour le mal, pour la gloire de l’humain au lieu de la gloire de DIEU, qui veut en tirer un profit matériel ou qui force même d’autres humains à utiliser leur médiumnité à des fins négatives, celui-là est averti, la punition de DIEU le frappera terriblement. Avec de tels humains DIEU est impitoyable, car ils n’ont pas seulement détourné d’autres êtres du chemin de la vérité, mais ils les ont - en pleine connaissance - attirés vers le précipice. Et DIEU est juste !

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L’humilité

Qu’est-ce que l’humilité ? A cette question le monde des esprits de DIEU nous a donné la réponse suivante :

L’humilité commence quand la création reconnaît son CREATEUR comme tel et Lui en est reconnaissant.
Mais l’humilité signifie aussi qu’on est conscient que pour DIEU tous SES ENFANTS sont égaux, car IL les aime tous de la même façon. Il est donc tout áe; fait normal que celui qui est humble devant DIEU reconnaisse toute LA CREATION comme étant aussi UN ENFANT DE DIEU, et qu’il soit reconnaissant envers DIEU qu’elle existe.

Celui qui est humble sait que toute force et toute vie appartiennent áe; DIEU.

Celui qui est humble ne juge ni DIEU ni SES CREATURES, car pour juger il lui manque la sagesse et le savoir nécessaire.

Celui qui est humble sait que le véritable savoir est LE SAVOIR DE DIEU.
Etre humble ne veut pas dire ramper devant les autres et n’avoir pas d’estime pour soi-même, mais au contraire estimer et aimer sa propre personnalité tout autant que celles de tous les autres. On définit ainsi la loi de l’humilité :

  • Aime et honore DIEU, TON CREATEUR !
  • Aime et honore tout autant SA CREATION !
  • Aime et honore TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME !
  • Remercie DIEU, TON CREATEUR, pour TOI et pour TOUS LES ENFANTS DE DIEU !
  • Reconnais que LA SAGESSE DE DIEU est AMOUR et honore LA LOI que DIEU a édictée pour ta sécurité : que le CHRIST rée;gne en ROI et SEIGNEUR sur TOUTE LA CREATION !
Par conséquent vous, les humains, vous ne devez porter d’accusations ni envers DIEU ni envers ses créatures mais vous devez accepter votre vie avec humilité. Et si vous êtes en détresse ou que vous ayez des soucis, et si alors quelqu’un souhaite vous aider, acceptez son aide car c’est aussi de l’humilité. DIEU peut vous faire parvenir SON AIDE de différentes maniée;res et façons, vous devez seulement la reconnaître et l’accepter comme telle. Remerciez-en DIEU et n’oubliez pas de remercier aussi votre prochain pour son amour envers vous ! C’est la vraie humilité devant DIEU et SA CREATION !

Ne cachez pas votre lumiée;re sous le boisseau, mais mettez vos capacités ainsi que votre savoir dans LA VOLONTE DE DIEU, car c’est DIEU qui vous a fait cadeau de toutes les capacités que vous possédez pour que vous les utilisiez en SON HONNEUR et pour le bien de tous.
Ne faites pas áe; votre prochain des sermons sur l’humilité mais soyez un exemple vivant en la pratiquant ! Car ce n’est pas celui qui parle constamment de l’humilité qui est en vérité humble, mais celui qui s’efforce de vivre sa vie en l’honneur de DIEU !

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Jésus CHRIST

le ROI ET SEIGNEUR
DE LA CREATION




Le monde des esprits de DIEU nous a demandé de publier le récit suivant :

C’est quand CHRISTUS le fils de DIEU naquit, quand LE PERE lui insuffla la vie, que la CREATION DE DIEU commença à vivre. Car CHRISTUS est le POINT DE DEPART de la création à laquelle DIEU donna le nom de « ciel ».

CHRISTUS grandit. DIEU enseigna à SON FILS - L’UNIQUE FILS ENGENDRE PAR LUI - tout ce dont Il aurait besoin plus tard pour mener à bien son devoir. DIEU éprouva CHRISTUS afin de s’assurer qu’Il pourrait vraiment porter la responsabilité de ce devoir. Et CHRISTUS réussit toutes ces épreuves et ainsi Il atteignit la perfection. Alors DIEU chargea SON FILS de créer des êtres vivants, lesquels devaient avoir la faculté de vivre en couple et de se multiplier. Et CHRISTUS fit ce que DIEU Lui avait demandé. Il créa les corps spirituels des six archanges, les faisant aller ensemble par deux, un être masculin avec un être féminin. Et DIEU leur donna l’étincelle de vie afin qu’ils puissent être indépendants. De même CHRISTUS créa les corps spirituels des six premiers souverains des animaux et ceux des six premiers souverains des plantes, de même aussi Il créa ceux-ci par couple. Et DIEU donna à chacun son étincelle de vie afin qu’ils puissent tous vivre libres. Et ces êtres vivants célestes se multiplièrent, égayant et embellissant le ciel. Et DIEU et CHRISTUS s’en réjouirent beaucoup.

DIEU voulut récompenser CHRISTUS pour Son bon travail, IL fit organiser une grande fête en l’honneur de SON FILS BIEN-AIME. Tous les êtres vivants du ciel s’en réjouirent car tous y furent invités. Ils dansérent et chantérent, remerciant DIEU pour leur bien-aimé frére CHRISTUS. Lorsque la force fut à son apogée et que la fête arriva à son point culminant, alors LA VOIX DE DIEU communiqua ceci à tous les êtres du ciel :

« Dés maintenant CHRISTUS est votre SEIGNEUR ET ROI à tous, car Il a fait ses preuves en toutes choses et M’A DONNE PLEINE SATISFACTION ! Vous devez par conséquent LUI rendre hommage et LE louer pour tout le bien qu’IL vous a fait et qu’IL va encore vous faire à l’avenir. Vous devez LUI être soumis en tout, car Il est Votre ROI et JE L’ai ordonné dans ce but. IL est en tout mon Unique Représentant et IL remplit en tout MA VOLONTE ! Pourtant entre nous deux il y a une différence qui restera toujours, c’est que

JE SUIS LE SEUL SEIGNEUR DE LA VIE !


Celui à qui JE donne la vie vivra et deviendra parfait s’il accomplit MA VOLONTE. Maintenant allez ! Et réjouissez-vous de votre vie et rendez hommage à votre ROI et SEIGNEUR CHRISTUS ! »

Alors un ouragan de jubilation éclata car personne n’aurait pu imaginer un meilleur et plus aimable Roi que CHRISTUS, et tous se réjouirent de la sage décision de DIEU et ils LE louérent également pour cela.

L’un d’entre eux se faisait particuliérement remarquer par sa joyeuse exubérance. C’était Lucifer, le premier archange masculin. Il était le plus beau et le plus rayonnant des êtres aprés CHRISTUS. Avec Maria, sa partenaire, qui n’était pas moins rayonnante et belle que lui, il courait vers CHRISTUS. Pour exprimer sa grande joie, Lucifer dansa pour CHRISTUS. Maria aussi se réjouissait énormément et sa belle silhouette illuminée complétait celle de son époux dans la danse. Lorsqu’ils eurent achevé de danser, Lucifer - des larmes de joie dans les yeux - embrassa CHRISTUS, puis il recula d’un pas et fit une profonde révérence devant son Roi et, plein de respect, lui rendit hommage. Maria fit de même. CHRISTUS alla vers eux, les serra dans ses bras puis Il leur montra une immense région du ciel merveilleusement belle et lumineuse et dit : « C’est l’empire de la lumiére, dés maintenant vous êtes son souverain et sa souveraine. Soyez de bons souverains pour les êtres de la lumiére ! Je le veux ainsi car c’est ainsi la volonté de DIEU ! » Il les revêtit de magnifiques vêtements de pure lumiére et Il leur posa sur la tête une couronne rayonnante. Puis CHRISTUS embrassa encore une fois affectueusement les deux archanges et Il les congédia vers la sphére de leur nouvelle mission.

Les deux personnalités suivantes qui voulaient rendre hommage à CHRISTUS LE ROI étaient Michael et Yolande, le deuxiéme couple d’archanges. Tous deux sont grands et robustes et leur peau est de couleur rouge lumineux. Profondément ému, Michael se présenta devant son Roi et frére, fit une profonde révérence, Lui présenta ses hommages et l’assura de sa fidélité éternelle. Son épouse Yolanda fit de même. «  Dispose sur moi et les miens, comme LE PERE a disposé sur Toi ! » dit Michael pour finir. « Je le ferai » répondit CHRISTUS. Il alla vers Michael et l’embrassa trés affectueusement et fit de même pour sa partenaire, puis Il les prit tous deux par la main et leur montra une région immense et merveilleusement belle, pleine de montagnes et de lacs qui rayonnaient dans une lueur rouge, en disant : « C’est l’empire de l’ordre, je vous le transmets pour que vous puissiez y régner comme souverain et souveraine des êtres de l’ordre ! » Alors CHRISTUS revêtit aussi ces deux archanges de magnifiques vêtements de pure lumiére, de couleur rouge feu, et posa également  sur la tête de chacun une couronne rayonnante. Et aprés avoir embrassé trés affectueusement Michael et Yolanda, CHRISTUS les congédia vers la sphére de leur nouvelle mission.

Ce fut alors le tour du dernier couple d’archanges. Gabriel et Rafael sont deux êtres merveilleusement beaux et délicats, à la peau d’un noir lumineux. Gabriel est un être masculin, Rafael un être féminin. Une joie indicible illuminant ses yeux, Gabriel accompagné de son épouse Rafael, alla vers CHRISTUS et ils l’embrassérent affectueusement. Puis tous deux reculérent d’un pas et firent une profonde révérence devant leur Roi et Seigneur. Pour exprimer leur joie et leurs remerciements, ils chantérent ensemble en l’honneur de DIEU et de CHRISTUS. Lorsque le chant prit fin, CHRISTUS alla vers eux, les embrassa affectueusement puis leur montra une région immense et merveilleuse pleine de forêts, de lacs et de mers qui rayonnaient en changeant de couleurs, du bleu pâle au vert. Il leur dit : «  C’est l’empire de l’amour qui est sagesse. Dés maintenant vous devez y régner comme souverain et souveraine des êtres de l’amour qui est sagesse. Soyez toujours pleins d’amour mais cependant sévéres et justes en même temps, ainsi vous accomplirez toujours LA VOLONTE DE DIEU. Et LA VOLONTE DE DIEU est aussi Ma VOLONTE ! » Alors Il revêtit de même ce couple d’archanges de magnifiques vêtements de pure lumiére et Il posa à chacun une couronne rayonnante sur la tête. Ils s’embrassérent tous les trois trés affectueusement et ensuite Gabriel et Rafael allérent dans leur nouvel empire.

Aprés les archanges, suivirent les trois premiers couples de souverains des animaux, puis les trois premiers couples de souverains des plantes à qui on désigna aussi leurs sphéres de régne. Et les souverains du ciel attribuérent à chacun de leurs subordonnés leurs sphéres de devoir respectives.

Depuis lors, c’est ainsi que les esprits du ciel vivent en l’honneur de DIEU, dans une joie indicible, et CHRISTUS est notre ROI ET SEIGNEUR à tous !

CHRISTUS le ROI rendait régulièrement visite aux souverains célestes que DIEU lui avait soumis, pour s’informer s’ils faisaient bien correctement leur devoir de souverain. Et à chaque fois, IL était très heureux et satisfait d’eux. Et à chaque fois, IL les récompensait abondamment en leur offrant de fabuleux bijoux, comme seul le ciel les connaît. Ces bijoux faits de cristaux vivants leur étaient une aide supplémentaire dans l’exercice de leur activité voulue par DIEU. CHRISTUS invitait aussi souvent les souverains célestes dans son magnifique palais. Ensemble, ils célébraient de splendides fêtes en l’honneur de DIEU et de la création.

Pourtant, CHRISTUS ne se préoccupait pas seulement des souverains, non, IL se donnait de la peine pour chacune des créature divines, et IL le faisait avec tout son amour. Hélas ! CHRISTUS, en tant que personnalité, ne peut pas être chez tous et chacun en même temps, c’est pourquoi IL a décidé que chaque être qui le désire céleste aurait le droit de solliciter une audience auprès de LUI. Et tous les habitants du ciel en profitent régulièrement. Et si le ciel organise des fêtes, alors LE ROI rend visite à tous et à chacun à tour de rôle, afin de glorifier DIEU et SA création avec tous et en tous lieux.

Pour CHRISTUS, comme pour DIEU, tous les êtres sont égaux. Et la justice de CHRISTUS est la même que la justice de DIEU, car CHRISTUS se conforme absolument en tout à LA LOI DE DIEU. Et IL demande la même chose aussi à tous les habitants célestes, de même que DIEU l’exige d’eux. Et les anges aussi bien que les animaux, plantes et minéraux spirituels, ainsi d’ailleurs que les esprits de la nature, tous font de leur mieux pour accomplir LES LOIS DE DIEU.

Ainsi le ciel se développait et prospérait somptueusement, et toutes les créatures étaient DES ENFANTS DE DIEU qui ne causaient que joie à DIEU. ET LE PERE LES BENISSAIT TOUS EN SON AMOUR INFINI. IL les laissa devenir encore plus beaux et plus rayonnants pour que leur vie soit encore une plus grande joie pour eux et pour LUI.

Cette joie et ce bonheur se prolongèrent infiniment longtemps. Personne n’aurait pensé alors que cela pourrait aller une fois autrement. Et pourtant le malheur arriva :
Les forces avaient changé, comme cela arrivait souvent, et comme à chaque fois les êtres s’en trouvaient fortifiés et plus riches en connaissance qu’avant. Le souverain de la lumière pensait qu’il est merveilleux, il contemplait tout son être et, avec sa silhouette de lumière, il se trouvait vraiment merveilleusement beau. Il commença à ruminer sur ce thème,  y aurait-il un autre être au ciel qui pourrait véritablement rivaliser avec sa beauté. Lucifer arriva à la conclusion qu’il était le plus beau de toute la création. Et cette pensée qu’il avait pour CHRISTUS, il l’a repoussa rapidement. Lucifer ruminait encore et il arriva à la prochaine conclusion, qu’au ciel il n’était pas seulement le plus beau mais aussi le plus intelligent, et de toute façon le meilleur en tout. Il ne voulait pas penser à CHRISTUS. Assurément, il ne pouvait pas complètement l’éviter, car Lucifer était un des amis les plus proches de CHRISTUS et tout ce qu’il possédait lui avait été donné par CHRISTUS. L’unique exception était son étincelle de vie qu’il avait reçue de DIEU, comme chaque créature. Ainsi, Lucifer se mentait à lui-même en toute connaissance de cause; il décida que lui, Lucifer, avait le droit de remplacer CHRISTUS comme ROI ET SEIGNEUR DE LA CRATION, et qu’en fin de compte il était de toute façon meilleur que CHRISTUS. Que CHRISTUS ait été nommé ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION par DIEU, évidemment cela le dérangeait bien un peu, mais il pensait qu’il pourrait persuader DIEU que lui-même est le meilleur. Son orgueil n’avait plus de limites.

Pourtant, CHRISTUS connaissait les pensées de Lucifer, et pour la première fois de sa vie IL devenait triste, car IL aimait et aime beaucoup Lucifer. CHRISTUS était prêt à lui pardonner, pourvu qu’il reconnaisse sa faute et veuille bien redevenir humble devant LA LOI DE DIEU. Car CHRISTUS EST NOTRE ROI JUSTE ET BON A TOUS !

C’est pourquoi CHRISTUS LE ROI alla chez Lucifer pour lui rendre visite. IL espérait qu’IL pourrait par son bon exemple aider le souverain de la lumière à se débarrasser de ses fausses pensées. Et, si c’était nécessaire, CHRISTUS voulait parler sérieusement avec Lucifer.

Pourtant, il n’arriva pas jusque là. Car, lorsque les serviteurs de Lucifer constatèrent que LE ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION voulait rendre visite à leur souverain, ils le signalèrent à Lucifer, celui-ci se fâcha et leur ordonna d’aller à la rencontre de CHRISTUS pour l’empêcher de faire une telle visite. Lucifer faisait communiquer à CHRISTUS qu’il est très occupé et que pour cette raison il ne peut pas recevoir son ROI, que CHRISTUS revienne donc une autre fois. Lorsque LE ROI entendait de la bouche des serviteurs de Lucifer comment le souverain de la lumière le traitait, IL en était très affligé et pour la première fois de sa vie IL pleura de douleur. Car CHRISTUS LE ROI aime tous SES sujets, c’est pourquoi IL est étroitement uni à chacun par le cœur. Et Lucifer était comme un frère pour LUI. Cependant, après qu’il ait demandé intérieurement aide et soutien au PERE, LE ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION leva son visage rayonnant et dit à voix haute et compréhensible pour tous : « Qui ou quoi peut être plus important qu’une visite du ROI DE LA CREATION mis en place par DIEU ? Demandez à votre seigneur et souverain de préparer immédiatement tout pour ma réception, car MOI, LE ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION, je viens lui rendre visite ! ». Et les serviteurs de Lucifer s’excusaient encore une fois pour le comportement de leur souverain et ils couraient vers le palais du souverain de la lumière pour lui communiquer ce que LE ROI leur avait transmis.

Il ne restait à Lucifer rien d’autre à faire que d’obéir à l’ordre de CHRISTUS, car c’était un ordre. Pourtant, il écumait de rage, et ses serviteurs tout comme les membres de sa famille ressentaient sa mauvaise humeur : « Qu’est-ce qu’il s’imagine LUI ? Que veut dire ici LE ROI ET LE SEIGNEUR DE LA CREATION ? IL n’a qu’à seulement attendre encore le va-et-vient des forces, et alors je serai ici le SEIGNEUR DES CIEUX ! » Son épouse Maria était scandalisée : « As-tu tout ton bon sens ? Qu’est-ce qui t’arrive, tu n’es pourtant seulement que le souverain de la lumière et moi ta souveraine, alors que CHRISTUS est LE ROI ET LE SEIGNEUR DE LA CREATION mis en place par DIEU ! Et tu le sais très bien ! Et tu sais de même aussi que c’est CHRISTUS qui nous a placés tous les deux comme souverains de la lumière. S’il-te-plaît, arrête toi avec ce non-sens et comporte toi enfin de nouveau avec civilité envers les personnalités qui sont ici dans la maison ! Cela nous suffit maintenant ! » Après ces mots de Maria, Lucifer ne dit plus rien jusqu'à l’arrivée du ROI.

Lucifer reçut CHRISTUS avec tous les honneurs qui lui sont dûs et le ROI espérait que Lucifer serait maintenant de nouveau raisonnable et qu’il abandonnerait ses fausses pensées. Alors, IL le questionna gentiment sur son bien-être et celui de sa famille. Cependant la réponse de Lucifer fut extrêmement impolie : « Moi, je vais mal, si tu veux le savoir exactement. C’est pourquoi je végète seulement ainsi. Car rien de ce que je fais ne paraît te plaire. Je travaille et je travaille pour TE plaire et plaire à DIEU , et tous les remerciements que je reçois pour cela, c’est que tu viens ici pour m’empêcher de travailler. Et comme j’étais assez sage de TE le faire dire, ce serait mieux que TU reviennes une autre fois et que TU ne me déranges pas maintenant dans mon travail. J’avais pensé que TU respecterais au moins mon sage souhait. Au lieu de cela, TU me donnes des ordres, comme si j’étais moins qu’un de TES SERVITEURS. Et TU as encore l’audace de me questionner sur mon bien-être ! Dis-moi, une fois, de quoi te mêles-tu ainsi ? » CHRISTUS avait tout écouté, IL resta un moment tranquille, puis IL leva la tête. Quand LE ROI parla, SES YEUX rayonnaient et lançaient des éclairs semblables à du feu incandescent : « Lucifer, j’ai vu tes pensées et je connais tes sentiments, cela tu devrais le savoir en vérité, car tu es un enfant de DIEU, comme JE le suis aussi. Arrête de te bercer d’illusions. Si ton opinion est que tu es mieux que MOI en toutes choses, JE ne peux et ne veux pas t’empêcher de demander au PERE MA FONCTION comme ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION. Si le PERE décide que tu es le meilleur ROI, alors qu’il en soit ainsi ; mais s’IL décide que tu ne l’es pas, mais que c’est MOI, alors qu’il en soit également aussi ainsi. Pourtant, sois conscient que jusque là ce sera MOI qui décide ce qui dans la création est bon et juste et ce qui ne l’est pas. Car, c’est ainsi la VOLONTE DE DIEU, et qu’il en soit ainsi ! » La conversation s’acheva par ces mots et LE ROI se prépara à partir.

Alors que CHRISTUS LE ROI venait de quitter le furieux Lucifer et qu’IL s’apprêtait à monter dans son carrosse de cristal doré pour retourner à la maison, IL entendit quelqu’un derrière LUI qui l’appelait par SON NOM. C’était Maria, l’épouse de Lucifer et la souveraine de la lumière. Des larmes de tristesse et de douleur coulaient sur son visage rayonnant quand elle demanda l’aide de CHRISTUS LE ROI pour ne pas devenir comme son époux. CHRISTUS bénit Maria avec la force que DIEU LUI avait donnée et ainsi IL protégea la souveraine de la lumière contre les tentations de Lucifer. Maria remercia DIEU et CHRISTUS pour ce cadeau qui devait lui être d’une grande aide pour dépasser tout ce qui arriva ensuite.

Et CHRISTUS, notre bon ROI ET SEIGNEUR à tous, retourna tristement à la maison. LUI, tout comme DIEU, se doutait que le pire était encore à venir.

Après cette discussion avec CHRISTUS le ROI, Lucifer se montra à tous les habitants du ciel sous son meilleur jour. Il voulait les persuader qu’il pouvait être pour eux un meilleur roi que CHRISTUS. Et, malheureusement, il y réussit.

Les premiers que Lucifer attira complètement sous son charme, par ses beaux discours, étaient presque tous ses propres enfants et la plus grande partie de sa parenté, puis suivaient d’innombrables autres êtres de la lumière pour lesquels il était de toute façon le souverain. Pourtant ce n’était pas seulement ses discours, mais toute sa façon de faire qui fascinait beaucoup d’êtres de la lumière, et notamment sa façon de mettre exagérément en évidence et dans le sens négatif toute sa beauté naturelle qu’il avait reçue de DIEU et du CHRIST. Et ainsi aveuglés par une telle magnificence, qu’ils connaissaient seulement dans le sens positif qui était voulu par DIEU, ils lui donnèrent leurs faveurs et se laissèrent persuader que Lucifer est maintenant le plus beau et qu’il serait le meilleur roi.

Il ne pouvait pas duper aussi facilement les personnalités de l’amour qui est sagesse ; pour arriver à les persuader, il devait déjà avoir des arguments solides. Aussi, Lucifer se donna-t-il la plus grande peine pour trouver toujours de nouveaux arguments qui justifieraient que CHRISTUS ne soit plus ROI mais que ce soit lui, Lucifer, souverain de la lumière. Il commença à mélanger vérité et mensonges et à jouer avec les sentiments, en disant : « CHRISTUS nous a fait beaucoup de bien par le passé, DIEU avait bien raison de le nommer ROI. Je l’admire beaucoup ! Pourtant DIEU sait aussi que CHRISTUS s’ennuie avec nous tous, car enfin ce sont toujours les mêmes histoires qui lui sont communiquées pendant les audiences royales ; de plus, il est complètement surchargé, ainsi IL rend visite seulement aux souverains et les autres le voient à peine. CHRISTUS incarne cette fonction déjà depuis beaucoup trop longtemps, IL a besoin une fois tout simplement de nouveauté, et cela on peut le comprendre ! Si je pense que CHRISTUS est la plus ancienne créature divine, je me demande s’il est, d’une façon générale, encore capable d’être à l’avenir notre ROI à tous ! En tout cas, je suis le second, et tout comme Lui le Fils de DIEU. Donc, je pourrais être son successeur, n’est-ce pas ? ! En fin de compte, je suis le premier des archanges et le plus grand souverain du ciel ! ». Lucifer évitait de dire que, s’il était le plus beau souverain du ciel, c’était seulement après CHRISTUS et que, de toute façon, il n’était pas le plus grand. Car DIEU n’a d’égards pour personne. En outre, les couples d’archanges ont tous la mission de gérer, et de façon semblable, de grandes et importantes sphères. A part cela, s’il s’agit d’avoir une fonction donnée par DIEU, au ciel l’âge ne joue pas de rôle, car les esprits ont été créés pour l’éternité. Et plus ils s’efforcent d’accomplir LA VOLONTE DIVINE, et plus ils deviennent beaux et parfaits.

L’indicible beauté de Lucifer était amoindrie par ses mauvais agissements. Son éclat rayonnant pâlissait, c’était d’abord à peine visible, mais ensuite toujours plus apparent. Pourtant, Lucifer n’était pas dérangé par cela, et il s’efforçait maintenant de gagner aussi à ses arguments les êtres de l’ordre. Il voulait particulièrement mettre de son côté les combattants et les gardiens, car il projetait une révolution dans les règles contre CHRISTUS, le ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION mis en place par DIEU. Cependant, les êtres de l’ordre sont d’un autre genre que les êtres de la lumière ou les êtres de l’amour qui est sagesse. Par conséquent, Lucifer ne pouvait pas les aveugler par sa beauté et il ne pouvait pas davantage les persuader avec des discours ‘sages’, il devait leur prouver qu’il ferait quelque chose pour leur sécurité et pour la vraie organisation du ciel. Il leur promettait donc - s’il était une fois roi - de renforcer les troupes de combattants et les postes de gardien céleste. En outre, il promettait à tous une plus juste et meilleure reconnaissance des services que chacun fournit, par rapport à ce qui était alors le cas avec CHRISTUS. Lucifer devait attendre très longtemps avant de recevoir une réponse définitive de beaucoup d’êtres de l’ordre. Car, la première loi de l’ordre dit que CHRISTUS est ROI, et personne d’autre. Cependant, au dernier moment, la plupart des combattants et des gardiens se laissèrent séduire par le négatif, parce que Lucifer leur promettait une décoration ordre supplémentaire.

De plus Lucifer promettait, à tous ceux qui étaient prêts à le suivre et à prendre position contre le règne de CHRISTUS, une plus grande sphère de pouvoir qu’avant.

Et les esprits du ciel qui écoutaient le séducteur devinrent exactement comme Lucifer lui-même, c’est-à-dire mauvais dans leurs pensées, sentiments et agissements. Ils s’abandonnaient à tous les vices, et Lucifer était leur souverain. Comme ils voulaient aussi causer des dommages aux animaux, plantes et minéraux du ciel, DIEU et CHRISTUS donnèrent à tous ces êtres une protection. Ainsi, aucun animal, aucune plante et aucun minéral du ciel n’était prêt à se laisser séduire pour faire le mal .

Les êtres célestes restés fidèles à DIEU et à CHRISTUS s’efforçaient de toutes leurs forces de guider à nouveau vers le BIEN  les esprits qui n’avaient pas encore pris de décision définitive. Et beaucoup d’entre eux ont pu ainsi être sauvés de la chute de cette manière. Et beaucoup même, qui portaient déjà le mal en eux, acceptèrent encore une fois ces bons conseils et ils firent pénitence devant DIEU, CHRISTUS et toutes les autres créatures à qui ils avaient déjà fait du mal.

Malheureusement, il y avait aussi au ciel des personnalités qui trouvaient que ça ne valait pas la peine de s’occuper de ces « sots », comme ils appelaient entre temps ceux qui s’étaient éloignés de la LOI DE DIEU. Et tout particulièrement chez les êtres de l’amour qui est sagesse, il y en eut beaucoup qui se rendirent coupables de la faute de manque d’amour envers son prochain, parce que pour eux c’était tout simplement trop stupide d’engager ses forces pour des esprits en train de se détacher de DIEU, car ceux-là, ayant tout de même un grand savoir, auraient dû réfléchir mieux.

DIEU et CHRISTUS n’intervinrent pas, afin de laisser à chacun sa libre volonté pour se décider pour ou contre LA VOLONTE DIVINE.

Tous les combattants du ciel restés fidèles à DIEU et à CHRISTUS se présentèrent auprès de Michaël, le souverain de l’ordre, et auprès de CHRISTUS, le ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION, et renouvelèrent à Tous Deux leur serment de fidélité, tout comme ils le firent également envers DIEU. Alors CHRISTUS le ROI leur donna des protections contre toute tentation et ensuite IL leur fit donner des cloches de cristal. Les cloches sont des simulateurs de sentiments et celles-ci devaient transmettre aux combattants les sentiments de tous ceux qui s’étaient éloignés de LA LOI DIVINE. Car ils devaient être à même de comprendre leurs ennemis - lesquels étaient en réalité leurs parents et amis - et de leur pardonner avant qu’ils ne se lancent contre eux dans le combat. Les combattants de CHRISTUS ne devaient pas haïr les renégats, mais les aimer. Toutefois, ils devaient être conscients que s’il y avait combat, alors ce serait parce qu’il était inévitable. Si Lucifer projetait une révolution, DIEU et CHRISTUS envisageaient le combat contre les infidèles, car pour eux c’était clair que le ciel devait être purifié.

Lucifer ne se doutait pas de cela. Il était bien trop occupé de lui-même et avec ses agissements vicieux. Comme son épouse Maria ne voulait rien savoir de ses plans néfastes, alors il l’abandonna sans hésiter et il quitta le palais de la lumière. Après quoi il fit communiquer partout que lui, Lucifer, avait pris la décision de se séparer définitivement de son épouse et souveraine de la lumière ; et qu’ainsi Maria et lui ne sont plus à partir de maintenant un couple de duals ; et qu’enfin il est maintenant vraiment libre ; et que chaque dame du ciel qui s’intéresse à lui devrait tout simplement le mander, il prendrait volontiers soin d’elle.

Comme il paraissait encore assez beau, bien que son rayonnement ne soit plus du tout comparable à ce qu’il était auparavant, il restait partout très aimé des dames. Et très vite il se trouva une des dames de la lumière qui était en plus une de ses propres filles que Lucifer présenta partout comme sa nouvelle épouse, bien que cette dame ait déjà son partenaire dual. Mais Lucifer et « sa nouvelle épouse » ne s’occupaient point de lui, ni d’ailleurs de la souveraine de la lumière. Ils fêtèrent leur mariage, et pour cette occasion ils eurent l’idée de faire une cérémonie très particulière qui était un mélange de pur cérémonial céleste et une exhibition de ce qui restait encore de beauté à ce « couple de mariés ». Tous deux nommaient cela un acte de « liberté » et apparaissaient complètement nus à cette « fête » qui se transformait très rapidement en une affreuse orgie.

Le ciel n’avait jamais vécu rien de semblable et tous les fidèles de DIEU étaient épouvantés et ils supplièrent DIEU et CHRISTUS de bien vouloir faire arrêter tout cela. Cependant c’était impossible, aussi longtemps que chaque être du ciel assez mur pour pouvoir décider, n’aurait pas pris, avec sa libre volonté, la décision pour ou contre LA LOI DE DIEU. Et ainsi les agissements vicieux continuèrent. Beaucoup de renégats imitaient l’exemple de Lucifer et prenaient un nouveau partenaire ou une nouvelle partenaire. Pourtant la « nouvelle mariée » ennuyait très vite Lucifer et il la quitta pour en prendre une autre. Et lorsqu’il fut dégoûté des êtres féminins, il essaya le partenariat avec des êtres masculins. Les renégats intriguaient pour obtenir les faveurs de Lucifer, chacun d’eux voulait être son « nouveau partenaire pour la vie ». Avec cela, tous devenaient toujours plus laids. Depuis longtemps tout rayonnement avait disparu d’eux. Des ulcères répugnants apparaissaient sur leur peau et répandaient une puanteur désagréable. Mais, comme ils se tenaient entièrement séparés des fidèles de DIEU et restaient toujours avec leurs semblables, ils ne le remarquaient même plus. Leurs corps qui étaient jadis rayonnants de santé, étaient devenus malades et flasques, pourtant cela n’empêchait pas leur comportement vicieux. Le péché n’avait plus de bornes.

Et ainsi, après avoir péché infiniment longtemps, Lucifer - qui entre temps et par pur orgueil se faisait appeler « seigneur de la plus grande armée du ciel » - dans son aveuglement pour sa propre cause, demanda une audience auprès de DIEU. Son orgueil l’avait complètement aveuglé, autrement il aurait vu clairement à quel danger ils s’exposait alors. DIEU n’autorisa pas seulement Lucifer pour cette audience, mais il fit organiser une fête au palais de SON FILS BIEN-AIME CHRISTUS, en l’honneur de toute la création. Et les anges de la maison de DIEU proclamèrent partout cette fête et que DIEU S’y manifesterait personnellement.

A présent Lucifer était persuadé que DIEU lui octroierait le TRONE DU CIEL. Il se para des plus beaux ornements qui lui restaient encore. Car, ses beaux vêtements et ses belles parures avaient disparu en même temps que sa beauté. Evidemment pour ceux qui lui étaient soumis actuellement, Lucifer paraissait encore assez beau, mais à la réception donnée par DIEU et CHRISTUS, il était assurément très misérable. Il en devint conscient lorsqu’il traversait les rangs épais des fidèles de DIEU pour rejoindre le PALAIS DE CHRISTUS, car chaque vrai ange - qu’il soit souverain ou serviteur - était plus beau que Lucifer. Pourtant, son orgueil était sans limites et il était persuadé que s’il était une fois le seigneur du ciel il saurait changer cela. Sûr de sa victoire, il riait de tous et se réjouissait déjà de voir le visage déçu de CHRISTUS quand DIEU communiquerait que lui, Lucifer, est maintenant le nouveau roi.

DIEU et CHRISTUS faisaient parader les combattants qui leur étaient fidèlement soumis. Et CHRISTUS et MICHAEL, l’archange et souverain de l’ordre, leur distribuaient des épées flamboyantes pour le combat à venir. CHRISTUS leur donna les derniers conseils et leur recommanda de n’utiliser les épées que seulement si cela devenait inévitable. Et finalement CHRISTUS dit : «  Soyez conscients que ce combat est l’unique chose qui peut encore aider les infidèles à reconnaître leur faute ! IL n’y a que cela qui compte. Nous voulons les aider et non leur faire du tort ! Attendez le signe du PERE avant d’agir ! » Et il en fut ainsi.

La grande salle des fêtes du palais de CHRISTUS était magnifiquement décorée de fleurs de cristal, et de chaque côté de la salle il y avait de merveilleuses fontaines; l’eau de chacune de ces fontaines étincelait dans une couleur différente. Tout près, des bancs et des fauteuils de cristal, les pieds couverts de fleurs d’or entrelacées, attendaient les invités. En face de la grande porte d’entrée, du côté droit se dressait le Trône du ROI, du côté gauche un siège pour le souverain de la lumière. Le milieu était encore libre. A droite du Trône du ROI, de merveilleux sièges de cristal attendaient la souveraine de la lumière, le souverain de l’ordre et son dual, ainsi que le souverain de l’amour et sagesse et son dual. Alors la fête commença. Peu à peu, tous les invités entrèrent dans la salle où ils prirent place; en dernier venaient les archanges Michaël et Yolanda, Gabriel et Rafaël avant que CHRISTUS le ROI ne conduise avec gentillesse la souveraine de la lumière à sa place. Le grand malheur que son dual infidèle lui avait infligé au cœur ne pouvait lui enlever sa beauté, bien au contraire elle était plus illuminée et plus rayonnante que jamais. Les autres archanges étaient aussi beaux à voir. Seul Lucifer, assis à sa place, était déformé, sans lumière aucune, répandant autour de lui une odeur désagréable. Il regardait les autres anges sans se gêner et ricanait méchamment, étant encore persuadé qu’il serait bientôt leur nouveau roi. Seulement, lorsque son regard frôla les archanges, et tout particulièrement Maria sa partenaire-dual, il tressaillit carrément. Si DIEU et CHRISTUS avaient espéré que Lucifer reconnaîtrait à nouveau la vraie beauté, retrouverait encore le bon sens et comprendrait où était sa faute, alors ILS furent amèrement déçus. Lucifer bouillonnait de rage et, plein de jalousie envers la beauté de Maria, il gronda : «Foutez-moi cette femme dehors, je ne veux plus rien avoir à faire avec celle-là!» Pourtant CHRISTUS le faisait taire.

Alors, une merveilleuse musique remplit la salle et les choeurs célestes chantèrent des louanges en l’honneur de DIEU et de CHRISTUS. Ensuite les anges du ciel chantèrent également en l’honneur de toute la création, et leur chant donnait une joie indicible à chacun. Ce chant aidait même la souveraine de la lumière à transformer sa douleur - provoquée par les paroles de Lucifer - en joie. Aussi, personne ne fut surpris lorsqu’elle remercia chaleureusement les chanteurs ; et Maria dit aussi merci au ROI, et de même à DIEU pour SON AMOUR. A vrai dire, Lucifer était devenu un peu plus tranquille, mais il restait cependant de mauvaise humeur.

La musique reprit et les danseurs entrèrent dans la salle en dansant. Ils encouragèrent tous les invités à se joindre peu à peu à la danse. Lucifer qui avait toujours été un bon danseur n’attendait pas qu’on l’invite mais sautait tout simplement au milieu des danseurs pour faire valoir ses aptitudes. Pourtant, cela ne lui réussissait pas du tout ; il retombait toujours et à nouveau lourdement alors qu’il s’appliquait à faire des sauts artistiques, jusqu’au moment où il quitta la danse en grinçant des dents, s’asseyant de nouveau à sa place. DIEU et CHRISTUS avaient espéré que Lucifer comprendrait qu’il est lui-même coupable pour la perte du talent qu’il avait antérieurement, mais Lucifer les décevait complètement. A peine la danse était-elle achevée et la musique terminée, qu'il se leva de son siège et, tout enragé, frappa du pied en criant : «Cela suffit maintenant ! Je veux enfin parler personnellement avec DIEU ! Finalement c’est pour cela que je suis venu ici ! » Et lorsque CHRISTUS voulut l’interrompre, il continua à hurler : «Ça m’est égal que tu aies été jusqu'à maintenant le ROI, ton temps est passé ! J’exige de DIEU le TRÔNE DU ROI, et même tout de suite. Finalement je suis le «seigneur de la plus grande armée du ciel » ! Donc, où es-TU DIEU, je veux enfin entendre ta réponse ! »

Il avait à peine fini de parler que LA FORCE DE DIEU apparaissait entre CHRISTUS le ROI et Lucifer, de sorte que Lucifer se trouvait à LA GAUCHE DE DIEU et CHRISTUS à SON CÔTE DROIT. LA FORCE DE DIEU RAYONNAIT DANS UNE LUMIERE PARFAITE et tous les êtres présents sentaient couler dans leur étincelle de vie un bonheur indicible et leur corps tout entier devenait encore plus beau. Seulement pour Lucifer ce n’était pas le cas. C’est dans la plus grande des douleurs qu’il cria et s’écroula sans forces sur le sol lorsque la puissante VOIX DE DIEU communiqua :


Ainsi écoutez tous ma réponse qui gardera sa validité pour l’éternité :
CHRISTUS EST MON FILS UNIQUE ENGENDRE PAR MOI, ET TOUT A LA FOIS IL EST LE ROI ET LE SEIGNEUR DE LA CREATION, CAR JE L’AI INVESTI DANS CETTE FONCTION. CHRISTUS A TOUJOURS ETE OBEISSANT ENVERS MOI, C’EST POUR CELA QU’IL RESTERA ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION. PAR CONTRE, LUCIFER EST DEVENU DESOBEISSANT ET INFIDELE ENVERS MOI ET CHRISTUS, IL EST DEVENU ORGUEILLEUX, ET POUR CELA IL SERA PUNI. ET TOUS LES AUTRES QUI L’ONT SUIVI SUR CE MAUVAIS CHEMIN DOIVENT DE MÊME ÊTRE PUNIS. ILS N’APPARTIENNENT PLUS A MON CIEL. QUE MES COMBATTANTS LIBERENT LE CIEL DES ENNEMIS, CAR LE CIEL DOIT REDEVENIR PUR ! JE LE VEUX AINSI, C’EST POURQUOI IL EN SERA AINSI ! »


Alors un rayon de force alla vers CHRISTUS et le souverain Michaël et les enveloppa d’une lumière couleur rouge feu. Entre temps LA VOIX DE DIEU retentit de nouveau :
«JETTEZ-LES EN DEHORS DU CIEL, BANNISSEZ-LES AVEC MA FORCE ET MARQUEZ-LES AVEC LE FEU DE VOS EPEES, VOUS MES FIDELES COMBATTANTS ! SAISISSEZ-LES! »

Immédiatement, le ROI et le souverain de l’ordre furent auprès de Lucifer, et pendant que l’épée de feu de Michaël dansait carrément sur le front de Lucifer pour y brûler le symbole céleste de la croix, CHRISTUS touchait avec Son épée de feu très légèrement l’étincelle de vie de Lucifer et chacun pouvait voir combien celle-ci était déjà devenue obscure. « Pars d’ici SATAN, tu es maintenant nommé souverain de l’enfer, car c’est ainsi que s’appelle ton empire, ce que toi et les tiens ont créé avec toutes vos forces détournées. Sois banni des cieux, et les tiens avec toi, c’est ainsi que DIEU le veut, qu’il en soit ainsi ! » Ce furent les paroles de CHRISTUS. Alors il y eut soudainement un tremblement et un craquement sous Lucifer qui hurla très fort de douleur et jura contre DIEU et CHRISTUS. Ce fut un immense choc, et l’ancien souverain de la lumière fut projeté hors du ciel, décrivant un grand arc. Les tremblements et les craquements continuèrent ; partout les combattants fidèles à DIEU marquaient avec leur épée de feu les renégats sur le front, et la force de DIEU les soulevait et les jetait hors du ciel. C’était d’abord les meneurs qui avaient été les premiers complices de Lucifer, puis venait le tour de tous les autres, et selon l’importance de leur culpabilité, et à la fin c’était ceux qui avaient fait la faute seulement par sympathie pour les autres. Cela dura infiniment longtemps, jusqu'à ce que le ciel fut à nouveau entièrement pur. Et CHRISTUS LE ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION alla vers DIEU, s’agenouilla devant LUI et LE remercia pour SA SAGESSE QUI EST AMOUR.

Le grand nettoyage était terminé et le ciel était redevenu pur. Bien qu’ils soient soulagés, les habitants du ciel ne pouvaient pas se réjouir pleinement. Car, dans chaque maison manquait un ami, un frère ou une sœur, une fille ou un fils, ou même le partenaire-dual qui avait été précipité dans la sphère de l’enfer. Partout on s’affligeait pour les MORTS, comme on appelait maintenant ceux qui s’étaient séparés de DIEU. En outre, chacun au ciel pouvait percevoir les appels de ceux qui parmi les habitants de l’enfer avaient déjà regretté leurs fautes et qui imploraient aide et miséricorde.

CHRISTUS le ROI savait combien était grande la douleur de ceux qui, restés au ciel, étaient séparés de leurs êtres chers, car ces derniers LUI manquaient aussi beaucoup. Et lorsque la première délégation des anges restés fidèles à DIEU voulut aller voir CHRISTUS, pour lui demander de bien vouloir prier DIEU pour obtenir pardon et aide pour ceux qui avaient chuté, CHRISTUS LE ROI ET LE SEIGNEUR DE LA CREATION se trouvait déjà auprès du PERE. Aussi ces anges rentrèrent à la maison et remercièrent DIEU pour la bonté de leur ROI CHRISTUS.

Cependant la vie au ciel continuait et il fallait à présent remplacer ceux qui manquaient, au moins dans leurs activités voulues par DIEU. Et ainsi les souverains du ciel restés fidèles à DIEU et à CHRISTUS organisaient tout de telle façon que chaque habitant du ciel reprenait une partie des fonctions antérieures de ceux qui avaient chuté.

Il fallut attendre infiniment longtemps avant que CHRISTUS LE ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION appelle les souverains restés au ciel pour leur annoncer :

«Chers amis dans la VOLONTE DE DIEU, vous qui êtes les souverains fidèles au PERE et à MOI-MEME, réjouissez-vous de tout cœur, car DIEU LE PERE DE TOUTE VIE a décidé que la création devient de nouveau UNIE ! Et ainsi le PLAN DE SALUT DE DIEU EN SEPT PARTIES doit s’accomplir pour que ceux qui se sont séparés de DIEU soient un jour libérés de la domination du mauvais, de l’empire de l’obscurité, jusqu'à ce que le dernier soit redevenu pur et beau aux YEUX DE DIEU et qu’il soit de nouveau à la maison, ici au CIEL. Car tous les enfants de DIEU égarés doivent rentrer de nouveau à la maison, et nous voulons leur rendre cela possible! »

Les souverains du ciel se réjouirent lorsqu’ils entendirent ces paroles et ils louangèrent DIEU pour SA bonté et SA miséricorde! CHRISTUS continua à expliquer:
«Premièrement, nous allons nous occuper des suiveurs qui ont fait la faute seulement par sympathie pour les autres, sans se décider vraiment pour ou contre LA LOI DE DIEU. Ils doivent avoir une possibilité de rattraper cette décision. S’ils mènent à bien les épreuves auxquelles ils seront soumis, alors ils appartiendront de nouveau au ciel ; par contre s’ils ne dépassent pas bien ces épreuves, ils appartiendront à l’enfer, exactement comme tous les autres qui se sont séparés de DIEU.
Deuxièmement, il faut préparer une Rédemption dans la sphère de l’enfer. Et selon la LOI, ceci ne peut se faire que par quelqu’un qui se trouve dans la sphère de l’obscurité. Il est clair que les sujets actuels de Lucifer ne pourront jamais faire cela sans sa permission, de même qu’il est clair assurément que Lucifer ne va jamais donner une telle permission. Par conséquent, un des nôtres doit librement se charger de ce devoir, aller dans la sphère de l’enfer et y «vivre» dans les mêmes conditions que ceux qui ont chuté, pour se battre par la suite contre le souverain de l’enfer et le vaincre. Alors le chemin vers la lumière sera de nouveau libre pour tous. Et seulement alors ils pourront être à nouveau des ENFANTS DE DIEU et seront à même d’avancer sur le chemin de retour à la maison. Peu importe alors si c’est très difficile pour eux, ils doivent regagner par le combat tout ce qu’ils ont perdu à cause de leur comportement sacrilège, c’est ainsi que les ENFANTS DE DIEU vont à ce moment-là réussir grâce à l’action continuelle de leur libre volonté. Ils se sont séparés d’un cœur trop léger de «leur MAISON DU PERE», ils ne retrouveront le chemin de cette maison que dans des conditions les plus difficiles. Cependant, nous allons les aider pour cela. Donc, allez-y et communiquez à tous que DIEU est bon et miséricordieux en même temps. Que celui qui veut aider à ce que le GRAND PLAN DU SALUT DE DIEU s’accomplisse et à ce que LA CREATION redevienne UNIE, qu’il le signale à son souverain. Celui qui voudrait combattre contre l’enfer et faire revenir les égarés, celui-là doit ME le signaler ! »


Alors les souverains du ciel s’en allèrent communiquer à tous les habitants du ciel ce que CHRISTUS les avait chargés de transmettre. Et le ciel se réjouit, et ses habitants louangèrent DIEU le TOUT-PUISSANT, SA BONTE, SA MISERICORDE. Ils louangèrent également CHRISTUS, leur bon ROI ET SEIGNEUR. Et un nombre infiniment grand d’anges, d’animaux, de plantes, de minéraux et d’esprits de la nature se mirent en route pour aller chez leur souverain respectif pour offrir leur aide. Car, tous avaient ce besoin d’aider ceux qui avaient chuté à rentrer à la maison. Beaucoup parmi les hauts souverains du ciel signalèrent à CHRISTUS qu’ils sont volontaires pour prendre en charge le devoir du Rédempteur. Et CHRISTUS se rendit auprès du PERE pour LUI communiquer leurs noms. Tous les habitants du ciel attendaient impatiemment la décision de DIEU. Qui aurait ainsi l’honneur de prendre en charge ce devoir dangereux et de libérer les captifs de Lucifer ? Beaucoup escomptaient que ce serait le souverain Michaël, le plus haut de tous les combattants du ciel. Cependant, ils furent tous étonnés lorsque LA VOIX DE DIEU communiqua dans tous les cieux ce qui suit :

CHRISTUS, MON FILS BIEN-AIME, a revendiqué le droit de devenir le Rédempteur des captifs de l’enfer parce que ceux qui se sont séparés de MOI se sont d’abord détachés de LUI, CHRISTUS. Alors, comme LUI est le premier lésé dans cette affaire, le droit LUI revient de récupérer par son amour ceux qui se sont comportés sans amour envers LUI et de faire le combat pour eux. Ainsi soit-il, car ainsi est MA LOI et JE M’y tiens. Que celui qui veut être utile à MON FILS CHRISTUS lors de l’accomplissement de ce devoir, qu’il le soit. JE mettrai à sa disposition tout ce dont il aura besoin.

CAR CELUI QUI S’INVESTIT POUR CHRISTUS
S’INVESTIT POUR MOI ! »


Et il en fut ainsi.

Le plan divin de Rédemption en sept parties devait maintenant se concrétiser, et aussitôt le travail commença. Il fallait premièrement créer une nouvelle sphère qui, à vrai dire, ne serait pas aussi magnifique que le ciel mais qui devrait pourtant se trouver dans sa sphère de force. Les êtres qui y viendraient étaient ceux qui devaient recevoir une seconde chance pour prouver à DIEU leur obéissance. Les architectes célestes y transférèrent leurs forces pour que la sphère devienne belle et agréable pour ceux qui y vivraient. Et les esprits célestes de la nature donnèrent également leurs forces avec grande joie pour que la nature y soit « aussi céleste qu’il était possible ». Tous se mirent à l’ouvrage avec allégresse.

Ainsi fut créé d’abord PARADASIO, la planète masculine dans le système solaire masculin, et ensuite sa partenaire PARADISIA, la planète féminine dans le système solaire féminin de cette nouvelle sphère, sphère qui est la deuxième dimension de la création. Les animaux, plantes et minéraux spirituels qui s’étaient engagés pour participer à la réalisation du plan de salut divin se réjouirent beaucoup de ce qu’ils pouvaient être incarnés dans ces deux beaux mondes pour y aider les êtres qui y vivraient leur épreuve.

Un ange de DIEU communiqua aux habitants des enfers que ceux qui avaient seulement fauté par sympathie envers les autres, sans se décider réellement pour ou contre LA LOI, recevraient une seconde chance pour prouver leur fidélité et leur obéissance envers DIEU. Alors, éclata une indescriptible jubilation parmi ceux qui étaient concernés, car depuis longtemps ils regrettaient leur mauvais agissement et ils seraient volontiers retournés de nouveau chez eux. Entre temps, les combattants célestes faisaient de sorte que ni Lucifer, ni les siens ne puissent les retenir ou leur faire du mal; ainsi ils pouvaient, sans être gênés, venir dans leur nouvelle sphère de devoir sur PARADISIA.

Comme pour chaque incarnation dans une autre dimension - et c’était aussi le cas ici - les êtres n’avaient pas la mémoire de leur passé au ciel, ni de celui en enfer. Ils étaient comme des enfants innocents, et les anges célestes se montraient à eux et les instruisaient sur tout ce qui était important pour eux. Alors, DIEU fit communiquer ce qui suit aux êtres de PARADISIA :

« Ce monde qui est le vôtre est un jardin qui s’appelle PARADISIA, et vous devez le respecter. Vous pouvez et vous devez manger de tous les fruits de ce jardin merveilleux, il faut vous en réjouir et en même temps, penser à MOI et M’en remercier. Les plantes et les animaux sont vos amis, et vous devez aussi être leurs bons amis. Respectez et entourez de soins mon jardin PARADISIA et JE vous en récompenserai ! Toutefois, vous devrez respecter MON COMMANDEMENT qui dit : vous ne quitterez pas ce jardin pour aller de l’autre côté du fleuve, car le jardin PARADASIO qui s’y trouve vous est interdit. Vous irez là seulement quand MES anges vous diront : MAINTENANT C’EST LE TEMPS ! Seulement alors vous serez mûrs pour cela. Et ainsi, conduits par les anges, vous entrerez d’abord à PARADASIO, ensuite dans un monde encore plus beau. Mais si vous ne respectez pas mon commandement, alors vous serez affreusement punis par MA JUSTICE ! Maintenant allez, soyez heureux sur PARADISIA et que la nature soit votre amie ! »

Les habitants de PARADISIA se réjouirent et remercièrent DIEU de leur avoir donné ce beau monde dans lequel ils allaient vivre et qu’ils appelèrent le jardin PARADISIA. Selon leurs souhaits, et en accord avec la loi divine, les anges présents désignèrent deux êtres pour former le couple de souverains de PARADISIA. C’était ADAM et EVE. Tous deux étaient à l’origine des partenaires-duals, mais ils ne s’en souvenaient plus. Ils avaient aussi oublié que dans les sphères célestes ils étaient déjà des souverains-duals. D’ailleurs il devait en être ainsi pour tous. Grâce à leur libre volonté, ils se décideraient pour ou contre LA LOI DIVINE; mais pour en être capables, ils ne devaient pas avoir la conscience alourdie par leur passé. C’était un temps merveilleux sur PARADISIA. Les êtres y étaient aimables et amicaux, s’efforçant à être de bons amis les uns pour les autres, et la nature était de même pour eux une bonne amie. Les anges allaient et venaient et se réjouissaient beaucoup en voyant les habitants de PARADISIA vivre selon LA VOLONTE DE DIEU.

Le temps de l’épreuve était presque achevé et le ciel se préparait à fêter le retour des « expatriés » lorsqu’un des paradisiens commença à se lasser de cette longue attente... Il voulait, sans l’aide des anges, construire un bateau approprié pour aller à PARADASIO, de l’autre côté du grand fleuve. « Cela dure déjà depuis beaucoup trop longtemps ! » maugréait-il. Puis il ajoutait : « Je peux aussi aller dans le jardin PARADASIO sans les anges, je n’ai pas besoin de leur aide ! Et je n’ai plus besoin d’attendre, je suis maintenant déjà mûr pour cela ! » Les autres essayèrent de le retenir, mais il ne se laissa pas convaincre, et il commença son ouvrage. Son orgueil fit s’ouvrir les écluses de forces de l’enfer et les forces détournées des résidents des enfers affluèrent vers lui. Ainsi, cet habitant de PARADISIO eut tout d’un coup des pensées cruelles; et sans égards pour eux, il vola à d’autres le matériel dont il avait besoin pour construire son « vaisseau ». Dans l’enfer, Lucifer saisit cette chance et il se chargea personnellement de lui. Il lui inspira comment il devait construire le « vaisseau » pour qu’il puisse vraiment atteindre l’autre monde. Finalement, son ouvrage étant terminé, il se glissa secrètement à bord, comme un voleur, en l’absence de ses parents et connaissances, et il commença son voyage sur le grand fleuve. Lucifer le guida de telle façon qu’il prit possession de tous les êtres vivants de PARADASIO, et cela au nom de tous les habitants de PARADISIA. Puis, il le reconduisit.

Quand il fut de retour à PARADISIA, Lucifer l’incita à séduire peu à peu tous ses parents et amis pour les encourager à aller à PARADASIO. Il leur criait : « Venez tous avec moi dans le nouveau monde, il est merveilleusement beau ! Rien ne m’est arrivé qui aurait pu me nuire. Regardez-moi seulement comme je vais bien ! LA VOIX A MENTI, nous n’avons pas besoin d’attendre les anges. Il n’existe absolument pas de danger ! » A la fin, il réussit même à persuader EVE, la souveraine de PARADISIA, d’accompagner les autres à PARADASIO. Pendant ce temps, les résidents des enfers donnaient aux paradisiens des inspirations pour qu’ils tourmentent les animaux de PARADASIO, qu’ils les abattent et mangent leur chair en l’honneur de «leur vrai souverain». Ainsi, ils allèrent à l’encontre du COMMANDEMENT DE DIEU. EVE, la souveraine de PARADISIA, essaya ensuite de persuader son mari et souverain ADAM de les accompagner dans le jardin étranger PARADASIO. D’abord, ADAM se défendit contre ce FRUIT DEFENDU DE LA CREATION DE DIEU; pourtant lorsqu’il vit que tous ses sujets avaient déjà fait le voyage et qu’ils n’en avaient éprouvé aucun ennui, il fut d’avis que DIEU n’avait pas pensé les choses ainsi quand IL leur avait fait transmettre autrefois SA communication. Il se décida alors à faire le voyage et de bonne humeur s’embarqua. Pourtant, à peine avait-il quitté PARADISIA que LA VOIX DE DIEU retentit dans toute la dimension :

« ADAM tu es allé à l’encontre de MON COMMANDEMENT, tu as écouté les séductions du vieux serpent qui à partir de l’enfer vous a enjôlés, toi et les tiens. Par conséquent, vous devrez désormais obéir à ce serpent. Donc, allez-y et quittez mon jardin PARADISIA, quittez cette sphère et allez de nouveau dans la damnation à laquelle vous appartenez ! »

Alors les anges apparurent, des épées flamboyantes dans les mains, et ils les jetèrent tous hors du JARDIN DU PARADIS, comme la sphère s’appelle depuis lors. Et ils chutèrent à nouveau dans l’enfer, là où règne souffrance et lamentations.

CHRISTUS LE ROI était, de même que tous les autres habitants du ciel, très désappointé par la chute définitive des paradisiens. Aussi décida-t-IL que la deuxième partie du plan de salut divin devrait être attaquée immédiatement. Et ce fut fait ainsi.

Le ROI fit appeler sept anges de combat. Ces sept anges étaient des frères, disons plus justement des septuplés, qui étaient nés dans la même force. Au ciel la naissance de septuplés n’est pas une rareté, mais ce qui est une particularité c’est que sept êtres naissent dans la même force. Ces sept combattants célestes s’étaient fait particulièrement remarquer lors de la purification du ciel, par leur engagement solidaire contre les scélérats. A chaque fois, ils avaient tenu ensemble leurs sept épées de feu, et les rayons de feu qui en sortaient formaient comme un faisceau qui frappait ainsi encore plus efficacement les méchants. Avec cela ils réussirent à ce que beaucoup parmi les êtres qui avaient chuté reconnaissent promptement, et à cet instant même, leur faute et qu’ils s’en repentent sur place.

Lorsque les sept frères combattants se présentèrent devant CHRISTUS, ils firent devant LUI une profonde révérence et LUI rendirent hommage. De la sorte ils honoraient LA LOI DIVINE ; et DIEU et CHRISTUS s’en réjouirent beaucoup. Et c’est ainsi que le ROI parla : « MES Chers Amis - car vous avez toujours été MES amis fidèles - c’est pourquoi je veux qu’à l’avenir vous soyez toujours à MES côtés quand les souverains du ciel seront en visite chez MOI. Car mes amis sont aussi les amis de DIEU. » Les sept frères se réjouirent beaucoup de recevoir une telle distinction et ils remercièrent DIEU et CHRISTUS. Alors le premier né des frères dit : « O ROI ET SEIGNEUR ! c’est un honneur pour nous d’appartenir à TES AMIS et nous serons heureux d’être TES invités lors de TES fêtes. Pourtant, nous voulons toujours rester TES combattants, et si nous pouvons être utiles au PERE et à TOI d’une quelconque façon, alors fais-nous le savoir ! Nous resterons toujours à TON service. » Et les sept combattants firent de nouveau une profonde révérence. Alors le ROI dit : «Que ce soit selon votre désir! Je vous charge en MON NOM et DANS LA VOLONTE DU PERE d’aller voir le souverain de l’obscurité en enfer et de lui communiquer de MA part et de la part du PERE ce qui suit : NOUS te prions de mettre à NOTRE disposition une partie de ton empire pour que NOUS puissions l’embellir. Ainsi les tiens pourront y vivre dans un plus bel environnement. Cependant, il est bien entendu que tu resteras leur souverain et que la région sera toujours ta propriété. C’est ainsi que vous devez parler au souverain de l’enfer, et lui doit vous répondre ! Car selon LA LOI, NOUS avons besoin de son accord si NOUS voulons entreprendre quelque chose dans sa sphère de force. Ensuite, allez-y, mettez de l’ordre dans l’enfer ! Emmenez avec vous autant de combattants et de gardiens que vous avez besoin. Partagez l’enfer en treize échelons. Le treizième et le plus bas échelon doit être le domicile du pire. Le premier des échelons qui est le plus à l’extérieur et qu’on nomme également avant-enfer doit être le domicile de ceux qui ont avoué leur faute et qui veulent s’améliorer. Et ensuite, communiquez à ceux-ci qu’à partir de maintenant il y a une possibilité pour une Rédemption. Ils doivent patienter et ne pas perdre courage, car cela va durer UN certain TEMPS. » Lorsque le ROI eut achevé, les sept frères firent encore une fois une profonde révérence devant LUI et devant DIEU, QU’ils remercièrent pour ce devoir et ils se mirent en route.

Arrivés devant le précipice de l’enfer, les sept combattants unirent de nouveau leurs épées de feu, et avec le faisceau de leurs rayons de feu ils y brûlèrent le symbole de force céleste de la croix. Ainsi il pouvaient, sans être dérangés, entrer dans la sphère de l’enfer. Dans cet endroit-là, c’était tout autre qu’agréable. Déjà, alors qu’ils étaient encore en dehors de l’enfer, les horribles hurlements de ses habitants les firent frissonner. Mais ici, debout dans le CHAOS, les combattants célestes recevaient presque mal au cœur en raison de l’épouvantable puanteur. De plus, le hurlement et les criailleries des habitants de l’enfer étaient encore plus intenses qu’avant. Et en plus de tout cela, tout y était extrêmement obscur. Si les anges combattants n’avaient pas utilisé leurs épées de feu comme torches, ils auraient à peine vu le chemin qui menait vers Lucifer, bien que c’était manifeste pour eux que le pire devait répandre aussi la pire des puanteurs, et à part cela rien ne pouvait vraiment couvrir son horrible hurlement.

A présent, les frères combattants célestes se trouvaient devant Lucifer, le souverain de l’obscurité. Et, conformément à LA LOI, ils le saluèrent comme tel : «Sois salué, souverain de toute obscurité, seigneur du CHAOS, nommé SATAN ! Nous venons au nom du ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION et DANS LA VOLONTE DU TOUT-PUISSANT DIEU pour te faire une offre. » Naturellement, Lucifer voulait savoir de quelle offre il s’agissait. Ils la lui communiquèrent avec les paroles que le ROI leur avait transmises. Et contrairement à ce qu’on aurait pu penser, Lucifer était d’accord : « J’accepte l’offre, oui certes ! Je ne veux laisser passer aucune occasion d’embellir mon empire. Vous pouvez faire tout ce qui est nécessaire. Je sais bien que je suis plus raffiné que le stupide CHRISTUS, et à l’occasion je détruirai certainement SES plans de libération, soyez-en sûrs ! »

Sans attendre, les sept frères combattants célestes se mettaient au travail. Ils allaient vers la sortie de l’enfer, et arrivés là ils s’agenouillaient et demandaient à DIEU LE PERE de leur envoyer les amis et combattants dont ils avaient besoin pour mettre de l’ordre dans l’enfer, et de même aussi les gardiens qui étaient prévus. A peine les sept frères avaient-ils remercié DIEU pour son aide à venir, que déjà ceux qu’ils avaient demandés et obtenus en priant étaient devant eux, réclamant leurs instructions qu’ils reçurent immédiatement.

Et ainsi l’ordre divin s’installa dans le CHAOS ; l’enfer fut partagé en treize échelons, avec l’aide des combattants célestes, et selon le devoir que les sept frères combattants avaient reçu de DIEU et du CHRIST.  Les habitants de l’enfer y furent répartis conformément à LA LOI DE DIEU. Et les treize gardiens célestes qui avaient été mandatés par DIEU prirent position dans les treize échelons de l’enfer.

Les sept frères allaient ensuite vers les êtres qui vivraient maintenant dans l’avant-enfer pour leur communiquer ce qui suit : « Réjouissez-vous, vos prières ont été entendues par DIEU ! Il va y avoir une possibilité pour une Rédemption. Pourtant, soyez patients, parce que cela va durer UN certain TEMPS ! » Ainsi parlèrent les sept frères combattants, conformément au devoir qu’ils avaient reçu du CHRIST. C’est depuis lors qu’existe le mot “TEMPS“. C’est l’expression de l’ESPERANCE des habitants repentis de l’avant-enfer. Cependant, en vérité, c’est l’AMOUR QUI EST SAGESSE. Toutefois, cela personne ne l’aurait compris dans l’enfer.

Les sept frères combattants furent particulièrement honorés par DIEU et CHRISTUS pour leur fidélité et ils appartiennent depuis lors au grand cercle des amis du CHRIST.

Ainsi se trouvaient réunies les préconditions pour que la phase suivante - la troisième - du grand plan de salut de DIEU se réalise. Dans la sphère de l’enfer que Lucifer avait mise à la disposition de DIEU et de CHRISTUS pour qu’ils puissent l’embellir, se forma le COSMOS matériel nommé également la troisième dimension de la création. Pour créer cette nouvelle dimension, les architectes et les esprits de la nature célestes mirent à disposition cette fois encore leurs forces. Cependant il y avait également les forces de l’enfer, car en fin de compte le tout se trouvait dans la sphère de pouvoir de Lucifer. Cette nouvelle dimension était ainsi composée d’un mélange de forces célestes et de forces infernales, de bon et de mauvais, de vérité et de mensonge, et par conséquent elle pouvait seulement devenir fautive. Pourtant cette MATIERE - comme on nommait également cette dimension - était beaucoup plus belle que tout le reste de la sphère de force de l’enfer, et Lucifer était content avec ce marché.

L’ange qui veillait sur les forces de l’avant-enfer désigna ceux - parmi les esprits qui y vivaient - qui seraient à chaque fois incorporés dans la matière. Quelques-uns parmi ces êtres étaient même prêts à prendre des devoirs particuliers, comme vivre dans la silhouette d’une planète jusqu'à la fin de toute la matière. Ils voulaient ainsi aider ceux qui jadis les avaient séduits en les amenant à se séparer de DIEU et de CHRISTUS, les aider à retrouver le chemin de retour vers le bien. Et il en fut ainsi.

La création de la matière dura tellement longtemps qu’aucun humain ne peut se l’imaginer, toutefois la succession des événements fut absolument la même que celle qu’on trouve dans le récit biblique de la création. L’expression “Pour DIEU mille ans sont comme un jour” n’est que symbolique et signifie qu’auprès de DIEU le bonheur est infini, et par conséquent le “temps” - si on peut l’exprimer ainsi - passe extraordinairement vite. Par conséquent la notion biblique des ”sept jours de la création du monde” signifie que chacun de ces “jours” est seulement et tout simplement une période de cette création du monde. Au spirituel on nomme aussi chaque partie du grand plan divin de salut “un jour”, ce qui est à chaque fois “une partie de l’ensemble”. Lorsque le moment fut venu pour l’univers matériel de se former, alors les forces célestes destinées à cela devaient s’unir avec les forces de l’enfer. Et une telle union des forces positives et négatives ne pouvait se faire que de façon radicale, abrupte, et il y eut un bang terrible qui fut entendu dans toute la création et qui déclencha dans les cieux comme dans l’avant-enfer une grande joie.

Toutefois il y avait dans les cieux des personnalités qui, à vrai dire, se réjouissaient de ce prélude à la Rédemption imminente des esprits chutés, mais qui ne pouvaient pas tout à fait jubiler. C’était ces personnalités qui, lors de la grande chute des esprits, avaient regardé avec mépris les renégats; pour eux c’était vraiment trop stupide de s’engager pour aider des mécréants à revenir sur leur faux agissement. Pendant la première partie du plan divin de Rédemption, et de même pendant l’élaboration de la matière, ces personnalités avaient donc continuellement attendu que DIEU les punisse également. A vrai dire ils n’avaient pas commis la faute qui avait entraîné la chute, pourtant ils savaient que leur manque d’amour était une grossière faute et qu’eux aussi méritaient une punition juste. Et bien que chacun au ciel soit avec eux aussi aimable maintenant qu’avant la chute, ils ne se sentaient plus bien. Lorsque le grand bang de la création de la matière expira, CHRISTUS LE ROI, sur l’ordre de DIEU, communiqua alors à ces personnalités :

« Vous savez que vous avez fait la faute du manque d’amour envers les renégats. Pour cette raison vous ne vous sentez plus bien dans la perfection du ciel. Allez donc et construisez votre propre monde de la sagesse qui doit à nouveau devenir amour. Ce ne sera ni le ciel, ni l’enfer, ni le paradis, ni la matière; pourtant il se trouvera entre le jardin du paradis et la sphère de la matière. Toutefois, comme malgré tout vous êtes restés fidèles au PERE et à MOI, votre monde restera en dehors de la sphère de pouvoir de l’enfer. On va le nommer la quatrième dimension de la création ou SEMI-MATIERE. Comme vous avez refusé votre amour aux renégats, vous devrez d’abord réapprendre à aimer votre semblable avant que vous puissiez de nouveau donner votre amour à ceux qui seront alors en cours de remontée. Pourtant, vous devez essayer de corriger votre faute et, dès que ce sera possible pour vous, aider les êtres de la matière à revenir vers le PERE et vers MOI. Ainsi soit-il. Car c’est ainsi la SAINTE VOLONTE DE DIEU ! AMEN! »

Et pendant que les esprits qui avaient fait la faute du manque d’amour commençaient à créer leur propre monde semi-matériel, dans le COSMOS des constellations se séparaient de la grande masse de la matière nouvellement créée. Ainsi des planètes et des étoiles fixes prenaient leurs places dans l’univers matériel, et les esprits qui y étaient incorporés s’engageaient à accomplir de leur mieux leur nouvelle tâche.

L’être spirituel BISTERA fut aussi incorporé dans une de ces nouvelles planètes matérielles. Il incombait à cette planète un devoir tout particulièrement difficile et important, car c’est sur elle que devaient être incarnés les esprits qui vivraient dans une silhouette qui se tient debout, semblable à celle des anges. Et c’est là que CHRISTUS LE ROI devait libérer la force de la Rédemption et combattre ensuite l’enfer et le vaincre. C’est uniquement ainsi que les esprits de l’enfer seraient libérés du règne de Lucifer pour pouvoir prendre ensuite le chemin de retour vers la lumière. Pourtant, jusque là le chemin serait encore long et difficile pour BISTERA. Car, auparavant les esprits venant de l’avant-enfer devraient passer par les échelons corporels de la matière afin que leurs corps spirituels redeveniennent un peu plus harmonieux. Pour cela, ces êtres devaient tout d’abord être incarnés comme êtres vivants minuscules et comme minéraux, puis comme plantes, et ensuite comme animaux, avant qu’ils puissent recevoir à nouveau un corps ressemblant un peu à celui des anges. Pour les différents êtres spirituels, cette phase d’adaptation corporelle dura très longtemps, et BISTERA attendait impatiemment le moment où le premier être dont la silhouette ressemblerait un peu à celle d’un ange serait matérialisé.

Alors vint le moment où CHRISTUS LE ROI et les scientifiques célestes réunirent leurs forces et les forces de la matière pour créer le corps du PREMIER HUMAIN. C’était un corps matériel lourd et poilu d’un être masculin, semblable à celui d’un animal et pourtant différent par la constitution de ses cellules. Le premier esprit masculin qui était mûr pour cela fut alors incarné dans ce corps. C’était ADAM, le même ADAM qui était à l’origine un souverain du ciel, qui par sympathie pour une autre personnalité s’était décidé pour le règne de Lucifer, et qui plus tard comme souverain de PARADISIA avait confirmé encore une fois sa désobéissance envers LA LOI DIVINE. Lorsqu’ensuite il fut jeté en enfer avec son épouse EVE et tous les autres paradisiens, il regretta amèrement sa faute ; il s’efforça - de même qu’EVE - de raisonner d’autres esprits de l’enfer. Ainsi, tous deux furent parmi les premiers esprits à être emmenés dans l’avant-enfer, et plus tard ils étaient aussi les premiers à être autorisés à remonter les différents échelons corporels de la matière. Et à présent ils pouvaient devenir être les premiers êtres humains car, conformément à LA LOI DIVINE, ils l’avaient mérité.

Le premier être humain était comme un enfant bien que son corps soit celui d’un adulte. Les anges célestes instruisirent ADAM sur tout ce qu’il devait savoir pour survivre dans la matière. Et ils lui apprirent aussi à être aimable et amical envers tous les êtres de la nature qui l’entourait et à voir des amis et des frères et soeurs dans tous les animaux, plantes et minéraux. Alors vint le temps où ADAM désirait ardemment une compagne, une personnalité qui serait son égale. Pour cela le corps du premier être humain féminin devait d’abord être créé. Comme les forces nécessaires existaient déjà dans la composition correcte du corps d’ADAM, CHRISTUS et des scientifiques célestes concernés plongèrent ADAM dans un profond sommeil qu’on nomme également transe. Pendant une telle transe, les forces du corps se séparent très facilement de celui-ci, et les esprits célestes sont autorisés à les utiliser dans la matière pour des devoirs voulues par DIEU. Alors il en fut ainsi, les forces corporelles du premier être humain furent séparées de son corps et une partie fut utilisée par les spécialistes célestes pour former le corps du second être humain. C’était cette fois un corps féminin qui était, à vrai dire, aussi poilu et lourd que celui d’ADAM bien qu’un peu plus gracieux. C’est dans ce deuxième corps humain que l’esprit d’EVE fut incarné, EVE qui déjà avait attendu ce moment alors qu’elle était encore dans l’eau delà. L’être humain EVE était aussi comme un enfant bien que son corps soit adulte. ADAM qui comprenait vraiment très bien sa situation, s’efforça d’être aimable envers elle et l’instruisit sur tout ce qu’elle devait connaître dans sa vie matérielle, de même que les anges l’avaient fait avec lui.

Lorsque le temps fut venu pour ADAM et EVE de s’unir corporellement, ils entendirent - venant d’un nuage de force - une voix tonnante, la “VOIX DE DIEU”, qui leur communiqua ce qui suit :
«ADAM et EVE, vous les humains qui vivez sur la terre de la planète BISTERA, écoutez MA LOI qui est en même temps MA BENEDICTION pour vous :
Ecoutez toujours MES saints anges et obéissez à leurs indications, car ils sont une aide pour vous!  Entretenez les échanges avec MES anges, cela peut seulement vous apporter le salut ! Toutefois évitez les échanges avec les esprits de l’enfer, cela ne pourrait que vous nuire ! Aimez et respectez les êtres de la nature, car ils sont vos amis et vos frères et soeurs ! C’est ainsi MA VOLONTE que vous, ADAM et EVE, soyez bénits et nommés Père et Mère de l’Humanité, car vos descendants seront nombreux. Elevez vos enfants pour qu’ils deviennent de bons humains qui respectent MES LOIS et qui accomplissent MA VOLONTE, afin que la venue du Rédempteur soit possible! Ainsi allez, soyez féconds, croissez et multipliez-vous, et soumettez cette terre avec tout ce qui y vit, et soyez pour ces êtres de bons et justes souverains ! Ainsi soit-il, car JE LE VEUX AINSI ! »


Et il en fut ainsi.

DIEU et CHRISTUS voyaient les humains sur la terre de la planète BISTERA s’efforcer à faire la VOLONTE DE DIEU et ILS S’en réjouissaient beaucoup. Aussi DIEU bénissait-IL les humains. Et les descendants d’ADAM et EVE peuplèrent la terre et furent de bons amis pour tous les animaux, plantes, minéraux et esprits de la nature avec qui ils vivaient sur BISTERA.

Pourtant cela ne dura pas assez longtemps, le mal reprit le dessus - le mal qui était l’élément principal de la force de la matière - et alors les humains se laissèrent influencer par les vibrations des esprits de l’enfer. Un des fils d’ADAM nommé ABEL, qui était berger, aimait beaucoup les animaux et les êtres de la nature. Il était heureux d’être un berger et il remercia DIEU en LUI sacrifiant le plus bel animal de son troupeau. DIEU vit cette offrande avec bienveillance, car cela venait du cœur, et ainsi la fumée claire du sacrifice par le feu monta vers le ciel. Par contre CAIN, le frère d’ABEL, était cultivateur et il travaillait durement pour cultiver ses champs. Lorsque le temps de la moisson fut venu, CAIN voulut aussi faire une offrande à DIEU. Mais CAIN ne voulait pas admettre qu’il devrait sacrifier à DIEU le meilleur de ses champs. Il pensait qu’il avait, tout bien considéré, travaillé assez durement et qu’il allait de soi que le meilleur de son travail lui revienne. En agissant ainsi, CAIN ne reconnaissait pas qu’en réalité, il devait tout à DIEU, aussi bien ses champs que sa vie. Donc, il allait et prenait de l’herbe déjà desséchée et en fit l’offrande à DIEU. Pourtant cette offrande sans amour ne réjouit pas DIEU. Et pour montrer à CAIN que son agissement n’était pas juste et qu’IL ne voulait pas accepter son offrande, DIEU ne laissa pas le feu du sacrifice flamber correctement, et ainsi sa fumée ne pouvait pas monter dans le ciel. CAIN savait tout de suite ce que cela signifiait ; pourtant, au lieu de reconnaître sa faute, il devint tout simplement jaloux de son frère ABEL, et dans une brusque colère, il se jeta sur lui et le tua. A peine avait-il fait cela que CAIN reconnut sa faute et, plein d’angoisse pour ce qui allait maintenant arriver, il essaya de se cacher. Pourtant DIEU et CHRISTUS savaient très bien où il se trouvait. Avec frayeur, CAIN entendit alors la tonnante “VOIX DE DIEU” qui lui demandait :
« CAIN, pourquoi te caches-tu devant MOI ? Sors de ta cachette et dis-moi où est ton frère ABEL ? Que lui est-il arrivé que je ne le trouve plus dans le monde matériel ? »

Si CAIN avait alors avoué la vérité et regretté sa faute, DIEU et CHRISTUS l’auraient aidé par la suite à s’améliorer. Pourtant il s’entêtait seulement encore dans sa jalousie envers ABEL et, influencé par les esprits de l’enfer qui l’inspiraient, il pensa que DIEU aimait évidemment toujours encore plus son frère ABEL que lui. Aussi, donna-t-il à DIEU, avec impertinence, la réponse suivante :
« Est-ce que je suis le gardien de mon frère ? Comment puis-je savoir où il est ? En tout cas ici, dans les champs, je ne l’ai pas vu. Cherche-le donc dans la prairie, auprès de ses moutons où c’est normalement sa place ! »

A ces mots la « VOIX DE DIEU » gronda à nouveau :
« CAIN, CAIN, pourquoi me mens-tu ? Tu es devenu le meurtrier de ton frère et tu ne veux pas ME dire la vérité ! C’est pourquoi MA malédiction va te toucher, tu quitteras cette région dans laquelle la vie était si agréable pour toi. Va-t’en et ne reviens plus jusqu'à ce que tu te sois repenti de ton péché et que tu veuilles bien t’améliorer ! »

Pourtant CAIN dans sa colère ne pensait pas du tout à se repentir. Il s’en alla, prit de force une de ses soeurs, fit d’elle son esclave et l’emmena avec lui dans un pays lointain. Bien que la vie y était inhospitalière, ses frères et soeurs qui habitaient là l’acceptèrent avec bienveillance. Toutefois, CAIN les récompensa de leur confiance envers lui par sa méchanceté et par sa rude violence jusqu'à ce qu’il les ait tous soumis et qu’ils ne soient plus que ses esclaves. Pour cela DIEU était très en colère et CHRISTUS, LE ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION, punit CAIN de maladies et d’infirmités.

Et c’est ainsi que la vie continuait dans le monde matériel: influencée d’une part par les puissances des esprits du mal et d’autre part par les bons esprits de DIEU, les humains étant tiraillés
  • par le bien et par le mal,
  • entre vérité et mensonge,
  • entre justice et injustice.

Pourtant à chaque fois que la force de l’au-delà devenait dorée et qu’un être humain au moins réussissait à se distancer de tout mal et servait uniquement la vérité et la justice, alors les accès spirituels de l’enfer étaient fermés et le monde matériel pouvait encore seulement être influencée par les saints esprits de DIEU. Alors la paix régnait dans le monde des humains durant toute une période.

On nomme une telle période “ère dorée” ou “ère atlante“. Et un tel humain qui, par son engagement pour la vérité et la justice, a provoqué la fermeture des portes de l’enfer reçoit le titre d’ATLANTE, ce qui signifie autant que combattant de DIEU. Tous les êtres humains qui ont alors suivi cet ATLANTE, qui comme lui se sont laissés instruire par les esprits de DIEU et se sont engagés pour la vérité et la justice, sont aussi nommés des ATLANTES, aussi bien par les esprits de DIEU que par tous les autres humains. Les atlantes s’engageaient en vertu des instructions du monde des esprits de DIEU, de nouveau aussi pour la nature ; et ils sont redevenus de bons amis pour les animaux et tous les êtres de la nature. C’est avec plaisir que les esprits de la nature se montraient à eux et leur donnaient une instruction sur les lois divines qui régissent la nature. Et les atlantes honoraient les lois de DIEU. Les esprits célestes leur enseignaient comment ordonner les forces de la nature dans le sens voulu par DIEU et en SON honneur. Et tous les atlantes s’efforçaient beaucoup pour faire tout en l’honneur de DIEU, ce qui réjouissait beaucoup DIEU et CHRISTUS. Et c’est pourquoi ILS firent communiquer aux atlantes que le ROI DU CIEL viendrait un jour sur terre pour libérer entièrement les êtres humains du pouvoir de l’enfer, si seulement les atlantes restaient désormais soumis à DIEU. Ils remercièrent DIEU pour cette communication, firent tous les préparatifs pour la venue du ROI du CIEL dans la matière, et ils patientèrent en l’attendant.

Pourtant il arriva ce qui devait arriver, les atlantes découragés par cette attente commencèrent à grogner contre DIEU. Ce qui amena les portes de l’enfer à s’ouvrir lentement et les esprits de l’enfer à reprendre le pouvoir sur la matière. Et DIEU et les SIENS firent submerger le pays des atlantes.

La belle ATLANTIDE a déjà existée huit fois sur terre, huit fois les atlantes ont vécu selon la Loi de DIEU, mais huit fois ils sont devenus mécontents envers LUI. Alors chaque fois DIEU a dû intervenir et punir d’une main forte les atlantes. Et à chaque fois ATLANTIDE fut engloutie par la mer.

Cependant, la phase suivante du grand Plan de Salut devait alors commencer, car DIEU savait combien il est important de préparer minutieusement l’arrivée du Rédempteur dans la matière. La prochaine étape, d’une importance extrême, était de reconstruire chez les humains leur croyance en DIEU et qu’ils la conservent. Dans ce but, DIEU voulait éduquer SON propre peuple qui LE servirait entièrement et qui respecterait SES LOIS, mais qui devrait vivre cette fois dans des conditions considérablement plus difficiles que les atlantes des temps anciens. Car, en fin de compte, on était au milieu d’une “ère satanique” nommée également “ère luciférienne”. Et pendant une telle période le règne de Lucifer dans la matière était sans restrictions, car la justice divine l’exigeait ainsi.

CHRISTUS voulait assumer personnellement ce devoir difficile qui consistait à reconstruire le peuple de DIEU et à le garder pur dans sa foi en DIEU. Donc, le ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION chercha parmi les humains un homme qui était à la fois honnête, juste et aimable. ABRAM - tel était son nom - vivait avec toute sa tribu à Ur, la ville de ses ancêtres. Un jour, alors qu’il allait inspecter ses champs, il entendit comme un grondement de tonnerre qui venait du lointain ; et comme le ciel était lumineux, clair et pur, ABRAM prit peur et se jeta à terre. Alors il sentit une odeur très agréable et, lorsqu’il releva la tête pour regarder d’où cela provenait, il vit dans le ciel un gros nuage blanc duquel jaillissaient dans toutes les directions de nombreux éclairs lumineux. Le nuage descendit et l’enveloppa complètement alors qu’il entendait ”la voix de DIEU“ lui parler avec douceur :

« ABRAM, MON enfant, réjouis-toi car ton DIEU est content de toi. Aussi, t’ai-JE désigné pour ME servir. Donc, lève-toi, dis au revoir à toutes tes connaissances et tes soi-disant amis, prends tout ton bien et emmène avec toi ta tribu vers la Terre Promise où coulent lait et miel ! JE t’y bénirai afin que tu deviennes fécond et sois le Père d’un grand peuple. Maintenant, va MON enfant et sois sans craintes, car ton DIEU veillera sur toi. »

Et ABRAM accomplit la volonté de DIEU.

Donc, suivant les conseils de DIEU, ABRAM se mit en route vers la Terre Promise “où coulent lait et miel”. De sa tribu, seul son neveu avait voulu l’accompagner. Tous les autres membres de sa famille le considéraient comme complètement fou depuis qu’il avait vendu toutes ses possessions à Ur pour s’en aller dans un pays étranger inconnu. Et lorsqu’ABRAM leur racontait comment DIEU lui avait parlé, ils disaient : « Que veux-tu dire avec : “DIEU m’a parlé.” De quel dieu parles-tu ? Il y d’innombrables dieux. Tu ne t’imagines sûrement pas qu’un dieu vraiment important s’adresserait à toi pour te bénir, pauvre nigaud. Va plutôt à la maison et ne bois plus autant si tu ne le supportes pas. » Et ils riaient et se moquaient de lui.

Pourtant ABRAM ne se laissait pas déconcerter, il quittait Ur pour aller vers ce pays étranger où DIEU devait le bénir et où il deviendrait le Père d’un grand peuple. Il était accompagné de son épouse SARAI, de son neveu LOT et de sa femme, de serviteurs et d’esclaves et aussi du bétail qui leur appartenait.

Le voyage fut long et pénible; pourtant à chaque fois qu’ABRAM était presque désespéré, doutant d’être encore dans la bonne direction, le nuage de DIEU lui montrait le chemin. Avec ce long voyage, DIEU voulait éprouver ABRAM, mais celui-ci resta continuellement fidèle à DIEU, de même que LOT.

Les femmes cependant furent bientôt découragées, elles désiraient ardemment vivre dans une ville, comme elles en avaient l’habitude. Pour cette raison, et aussi parce qu’elles devaient acheter des provisions fraîches, ils firent un détour en Egypte. Lorsqu’ils y arivèrent, ABRAM apprit que le roi d’Egypte cherchait de jolies femmes pour son harem et qu’il était prêt à payer un bon prix pour les avoir. ABRAM qui aimait beaucoup l’argent, regrettait déjà depuis un certain temps d’avoir quitté sa fertile et riche terre des environs d’Ur. Car là-bas la moisson lui avait toujours rapporté beaucoup d’argent. Il pensait que sa femme SARAI - bien que très belle - était stérile et qu’il ferait mieux de la vendre. Il avait l’intention ensuite  de prendre une femme plus jeune qui lui donnerait les enfants que DIEU lui avait promis. Cependant en Egypte il était strictement interdit de vendre sa propre épouse, alors ABRAM présenta SARAI comme sa sœur. Et les mandataires du roi d’Egypte achetèrent SARAI pour son harem.

Mais c’était contre la VOLONTE DE DIEU. C’est pourquoi CHRISTUS, LE ROI ET LE SEIGNEUR DU CIEL, envoya un ange qui se manifesta en rêve devant le PHARAON et l’avertit ainsi :
« Si vraiment tu t’unis corporellement avec cette femme, qui est nouvelle dans ton harem et qui répond au nom de SARAI, le SEIGNEUR DU CIEL ET DE LA LUMIERE te tuera sur place et te jettera dans l’obscurité. Car cette femme est déjà l’épouse d’un autre homme qui s’est présenté comme son frère pour pouvoir la vendre avec profit. »

Le PHARON était épouvanté après cette communication. Il faisait venir SARAI et lui demandait si c’était vrai qu’elle était déjà mariée. Alors SARAI pensa qu’il avait appris par ses gens ce qui était arrivé et en pleurant elle lui raconta tout. Lorsqu’il apprenait ce qu’avait été son sort, le PHARAON avait pitié de SARAI et faisait appeler ABRAM. Lorsque celui-ci se présenta devant lui, le PHARAON lui demanda :
« Pourquoi m’as-tu menti et caché que cette femme est la tienne ? A cause de toi le SEIGNEUR DU CIEL ET DE LA LUMIERE s’est fâché et veut me jeter dans l’obscurité. IL m’a envoyé un ange pour m’avertir que je ne dois pas m’approcher d’elle parce qu’elle est ta femme. Donc, prends ta femme et disparais de ma vue ! Et sois content d’avoir une telle femme qui, malgré l’outrage que tu lui as infligé, a encore demandé grâce pour toi auprès de moi. »

Alors, ABRAM comprit que DIEU ne lui permettrait pas de vendre SARAI. Le cœur lourd, il rendit tout l’argent au PHARAON et quitta l’Egypte avec SARAI et les siens.

ABRAM regrettait ce qu’il avait fait et il demanda à DIEU SON pardon. Puis il fit cadeau à SARAI de joyaux en or et d’une servante qu’il avait achetée en Egypte. Et guidés par le nuage de DIEU, ils s’en allèrent de nouveau vers la Terre Promise.

ABRAM et les siens voyagèrent encore longtemps dans le désert sous la guidance du nuage divin. Le voyage était difficile, pénible, car DIEU et CHRISTUS voulaient éprouver ABRAM et LOT le plus durement possible. De même, leurs femmes devaient accepter beaucoup de privations, et silencieusement elles supportaient ce qui était leur destin. SARAI, particulièrement, souffrait énormément de la dureté de cœur de son époux qui ne lui avait toujours pas pardonné d’avoir dit la vérité sur lui au PHARAON. Pourtant, sachant maintenant que c’était le souhait de DIEU que SARAI soit à ses côtés, ABRAM la gardait auprès de lui.

Enfin, ils arrivèrent dans le pays de la Terre Promise et le nuage divin les conduisit sur une hauteur où ABRAM fit monter les tentes. Vers le soir, il se retira dans sa tente pour remercier DIEU de les avoir conduits, lui et les siens, aussi sûrement dans ce merveilleux pays, et d’avoir pu dépasser toutes les difficultés qu’ils avaient rencontrées. Et de tout cœur il louangea DIEU pour SA BONTE. Ce qui réjouit DIEU. Alors “LA VOIX DE DIEU” s’adressa à ABRAM :

« ABRAM MON ENFANT, écoute MOI :TON OBEISSANCE ENVERS MOI EST TA FORCE, c’est pourquoi JE veux te bénir maintenant afin que tu sois fécond et que ta semence soit innombrable comme le sable sur la plage au bord de la mer. VA maintenant et continue d’être MON SERVITEUR. Parcours et découvre le pays de Palestine où je t’ai conduit, mais rentre toujours à cet endroit qui est béni. Toutefois, reste à l’écart des villes de SODOME et GOMORRHE qui se trouvent dans la plaine, leurs habitants sont de mauvais humains et des serviteurs du mal ! Et laisse seulement entrer sous ta tente les voyageurs que JE t’enverrai ! C’est pour ton bien. Maintenant, va vers ta femme SARAI, car elle aussi a été bénie par MOI ! »

Et pendant que LA “VOIX DE DIEU” parlait à ABRAM, une lumière l’enveloppa, elle était si intense que toute la tente en fut illuminée; il arriva la même chose à SARAI dans sa tente. LOT, son épouse et tous les serviteurs virent cela, et tous furent très étonnés. LOT prit la parole : « LE SEIGNEUR DU CIEL ET DE LA LUMIERE a béni mon Seigneur ABRAM et son épouse SARAI, que chacun de nous le voit et reconnaisse la BONTE DU SEIGNEUR ! GLOIRE A DIEU NOTRE SEIGNEUR ! » Puis, il se baissa vers le sol et cacha son visage dans ses mains. DIEU et CHRISTUS se réjouirent de ces paroles et la lumière rayonna sur LOT. Puis la VOIX DE DIEU retentit dans un grondement, et tous pouvaient l’entendre :
« Toi aussi LOT, tu as toujours été pour MOI un fidèle serviteur et tu M’as maintenant rendu les honneurs comme il convient. Pour cette raison JE vais te protéger et te préserver continuellement, quoi qu’il arrive. N’importe où tes pas vont te mener, mes serviteurs seront auprès de toi et veilleront sur ton salut, car tu l’as mérité ! »

Alors tous ceux qui étaient présents s’inclinèrent vers le sol et remercièrent DIEU pour SA BONTE.

Durant le temps qui suivit, ABRAM et LOT prospectèrent les environs. Ils voyageaient dans le pays de Palestine mais revenaient toujours à leur camp, comme DIEU l’avait conseillé à ABRAM. Cependant, très vite les pâturages devinrent trop petits pour leurs troupeaux et ils décidèrent de se séparer. LOT choisit d’aller dans les environs des villes de la plaine, son épouse désirant ardemment vivre en ville. Ils séparèrent donc leurs troupeaux et se dirent au revoir. Malgré l’avertissement d’ABRAM qui lui avait rappelé que DIEU lui avait conseillé d’éviter les villes de la plaine, LOT s’en alla avec sa famille dans les environs de SODOME qui était une riche ville commerçante.

Le temps passa. ABRAM savait tirer profit de la terre riche et fertile de Palestine. Ses moissons comme ses troupeaux lui rapportaient beaucoup d’argent, et il devenait plus riche qu’il ne l’avait jamais été auparavant à Ur. La bénédiction de DIEU était sur tout ce qu’ABRAM faisait.

Pourtant SARAI restait toujours sans enfant et elle doutait de la parole de DIEU. Comme elle devenait plus âgée, elle pensait que pour elle le temps pour devenir mère était passé. Cependant ABRAM désirait toujours un héritier. Alors, SARAI alla chercher sa servante égyptienne et la conduisit à son époux pour qu’il procrée avec elle le fils qu’il souhaitait ardemment. Et il en fut ainsi. Mais c’était contre la VOLONTE DIVINE !

HAGA l’égyptienne fut enceinte et accoucha d’un fils qu’ABRAM nomma ISMAEL. ABRAM était très fier d’ISMAEL qui était sain et robuste et se développait magnifiquement. HAGA était fière, elle aussi, d’être la mère du fils de son SEIGNEUR ; et elle regardait avec dédain SARAI qui était toujours sans enfant : « Regardez l’arbre desséché qui n’a jamais porté de fruits et qui n’en portera jamais ! Mais mon fruit à moi, chacun peut le voir et l’admirer, car il est beau et fort et mon SEIGNEUR l’aime beaucoup. » C’est ainsi qu’HAGA se moquait toujours de sa maîtresse; pourtant, SARAI acceptait silencieusement son lourd destin et restait bienveillante envers sa servante.

Durant le temps de la moisson, des voyageurs qui parcouraient le pays exigèrent d’ABRAM qu’il les laisse entrer dans sa tente. ABRAM leur dit alors : « Je laisse entrer sous ma tente uniquement ceux qui ont été envoyés par mon SEIGNEUR et DIEU. Justifiez donc votre identité, de qui vous êtes les serviteurs, afin que je sache si vous êtes bien les envoyés du SEIGNEUR. » Alors les voyageurs se fâchaient, juraient contre ABRAM et DIEU et disparaissaient dans un nuage obscur.

Lorsque la moisson fut rentrée, ABRAM alla remercier DIEU pour tous les dons qu’IL lui avait faits et il LUI sacrifia son meilleur blé et son plus bel agneau. A ce moment-là il vit au loin trois hommes qui venaient vers lui par les champs. Lorsqu’ils arrivèrent à proximité d’ABRAM, ils le saluèrent gentiment et lui demandèrent s’ils pouvaient camper dans les environs de ses tentes, car ils avaient longuement marché, et ils partageraient volontiers leur pain avec lui. ABRAM demanda aussi à ces trois hommes de lui dire de qui ils sont les serviteurs, car il tolère uniquement aux environs de ses tentes ceux qui ont été envoyés par son DIEU. Alors tous les trois enlevaient leur manteau et ils rayonnaient dans une lumière vive ; et celui qui était au milieu parla  : « Nous nous trouvons ici sur ordre du TOUT-PUISSANT, ETERNEL ET UNIQUE DIEU ET CREATEUR. Le ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION mis en place par DIEU nous a ordonné de t’apporter Son message. Ainsi parle le ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION :

“ ABRAM, écoute bien. Ton neveu LOT se trouve en grand danger, car les mauvais esprits tiennent à présent entièrement et complètement dans leurs griffes le pouvoir sur SODOME et GOMORRHE. Je dois détruire les villes de la plaine afin que leurs habitants ne créent pas *de plus grands malheurs que ceux qu’ils ont déjà causés jusqu'à présent.” »

ABRAM était épouvanté : « Mais si maintenant le SEIGNEUR voit qu’il y a encore dix mille personnes de bonne volonté dans la ville, ne pourrait-il pas à cause d’elles sauver la ville de SODOME ? »

L’ange guide lui répondit :
« Ainsi parle le SEIGNEUR :
S’il y avait encore dix mille bons dans cette ville, JE pourrais sauver SODOME.
S’il y avait encore mille de ceux-ci, JE pourrais sauver SODOME.
S’il y avait encore cent de ceux-ci, JE pourrais sauver SODOME.
S’il y avait encore dix hommes bons dans SODOME, JE sauverais la ville.
Et s’il y avait encore seulement cinq humains convenables dans cette ville, JE la sauverais.
Pourtant ce n’est pas ainsi !
»

Alors ABRAM s’agenouilla et implora DIEU à haute voix pour qu’il ait pitié de son neveu LOT et de sa famille. A ce moment-là le nuage divin apparut, et intensifia sa lumière au dessus des trois étrangers, et LA VOIX DE DIEU tonna clairement et distinctement pour tous :
« J’ai promis que J’enverrais MES serviteurs pour protéger les MIENS et JE tiens MA PROMESSE, comme JE l’ai toujours fait et comme JE le ferai toujours ! »
En larmes, ABRAM remercia DIEU, LE louangea et le glorifia pour SA BONTE. Puis ABRAM invita les trois anges à l’apparence humaine, à le suivre sous sa tente. Il avait compris à présent quel genre de voyageurs le DIEU SUBLIME lui avait envoyé. Dans sa tente, ABRAM servait lui-même les anges et leur offrait les meilleurs mets et vins. Et pendant qu’ils mangeaient ensemble, les anges matérialisés racontaient les horribles choses qui se passaient dans les villes de la plaine :
« La prostitution et les vices de toutes sortes sont loués comme des vertus. Et de vraies vertus sont considérées comme des vices. Les jeunes sont depuis leur plus tendre enfance, aussi dépravés que les adultes. Pourtant, on donne la responsabilité pour tous ces malheurs aux vieillards et aux faibles que l’on soumet aux horribles douleurs de la torture jusqu'à ce qu’ils meurent finalement. »

Avant que les anges ne partent, ils bénirent ABRAM, et leur guide dit :
« Ainsi te parle le SEIGNEUR DU CIEL :
„Sois béni ABRAM, car tu as honoré MES SERVITEURS comme il se doit et tu as fermé l’entrée de ta tente aux serviteurs du mal. A l’avenir, reste tout aussi sage, suis les conseils du TOUT-PUISSANT et tu ne manqueras de rien.“ »

Alors un nuage lumineux enveloppa les trois anges et ils disparurent devant les yeux d’ABRAM.

Lorsque les anges eurent disparu, ABRAM alla sacrifier à DIEU LE TOUT-PUISSANT un jeune mouton qui était sans défauts aucuns et il remercia DIEU pour SA BONTE et SA SAGESSE. Après avoir fait cela, ABRAM se sentait miraculeusement fortifié et ressentait en lui une paix profonde. Il alla dans la tente de SARAI et resta avec elle jusqu’au lendemain.

Pendant ce temps, le pouvoir néfaste de l’enfer régnait dans les villes de la plaine.

Les humains de GOMORRHE comme de SODOME étaient complètement pervertis. Dans l’ivresse de leur commerce avec les mauvais esprits, ils se comportaient comme des animaux sauvages qui ne contrôlent pas leur sens. Ils chancelaient en criant et en hurlant dans les rues des villes et rendaient hommage au seigneur de l’obscurité. Dans leur folie, ils allaient jusqu'à frapper leurs têtes contre les murs des maisons jusqu'à ce qu’elles soient ensanglantées et ils remarquaient à peine les douleurs qui en résultaient. Leur perversité était marquée sur leurs visages épouvantablement défigurés. C’est ainsi qu’ils se mettaient en route pour aller pervertir ou tuer LOT, le neveu d’ABRAM, qu’ils nommaient “ l’ennemi qui vit parmi nous”.

Cependant DIEU avait envoyé aussi les messagers chez LOT pour l’avertir. Les trois anges matérialisés en êtres humains venaient justement d’apparaître dans la maison de LOT. A peine l’ange-guide lui avait-il expliqué qu’il se trouve en grand danger et qu’il doit s’enfuir de SODOME avec sa famille et sous la protection de DIEU, qu’on martelait à la porte de la maison en tonnant : « Ouvre-nous cette porte, toi l’ami de la lumière, et laisse-nous entrer ! » C’est ce qu’hurlaient les humains déchaînés. LOT questionna : « Qui êtes-vous et que voulez-vous ? » Alors en retour la réponse résonna : « Nous sommes les serviteurs du seigneur de la nuit. Nous voulons rendre hommage à la sombre nuit et nous t’appelons pour venir danser et chanter avec nous afin que le DIEU de la nuit ait de la joie avec toi comme avec nous. Cependant, si tu ne veux pas venir toi-même, alors envoie-nous tes fils pour qu’ils unissent à ta place leurs esprits et leurs corps avec les déesses du plaisir ! » LOT était épouvanté. Néanmoins, il alla vers la porte de la maison, ouvrit une petite ouverture qui s’y trouvait et parla à ceux qui étaient à l’extérieur : « Ni moi, ni mes fils, nous n’allons venir auprès de vous, car nous ne servons pas le seigneur de l’obscurité et ne voulons rien avoir à faire avec lui. Donc si vous voulez rendre hommage à ce monstre, alors emmenez vos propres filles comme vous avez l’habitude de le faire! » Alors ils hurlaient comme s’ils avaient été touchés par le feu, et un rugissement et une puanteur venaient d’eux comme si cela sortait de la gueule d’un animal monstrueux, et un nuage sombre avançait vers LOT. Alors un des anges arrachait LOT de la porte et ordonnait aux méchants - au nom du ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION - de s’éloigner. Le nuage sombre disparaissait et les humains enragés se retiraient en criant. L’ange matérialisé en être humain rabattait la petite ouverture de la porte et disait à LOT : « Sois sans crainte, ils ne vont plus revenir aujourd’hui. Mais maintenant prends avec toi ta femme, tes enfants et tes fidèles serviteurs et suivez-moi tous, je vous emmène là où vous serez en sécurité. Pourtant vous devrez me suivre sans jeter un seul regard derrière vous, autrement vous seriez solidifiés en une colonne de sel. »

LOT rassemblait donc autour de lui les siens ainsi que ses fidèles serviteurs et leur expliquait ce qui allait maintenant arriver. Sa femme, bien que regrettant beaucoup de devoir abandonner tous leurs biens, était néanmoins contente de pouvoir quitter les environs de cette ville désagréable. Puis ils sortaient par la porte arrière de la maison et, conduits par les anges matérialisés en êtres humains, quittaient les environs de SODOME et GOMORRHE. A peine l’avaient-ils fait qu’il y eut derrière eux un immense craquement. LOT pensa à l’avertissement de l’ange et cria à haute voix : « Ne vous retournez pas, regardez seulement tout droit devant vous et demandez aide et force à DIEU ! » Pourtant, sa femme ne sut pas résister à la tentation, elle voulait voir ce qui se passait derrière eux et elle se retourna. Une lumière brillante rayonnait partout lorsque SODOME et GOMORRHE disparurent, redevenant sable et poussière.

Lorsque le craquement cessa complètement et que la brillante lumière eut disparu, l’ange qui les guidait fit arrêter LOT et les siens pour regarder en arrière : les villes de la plaine avaient disparu et c’était comme si elles n’avaient jamais existé. Pourtant au loin on apercevait une triste silhouette : raidie dans une colonne de sel, se trouvait là celle qui n’avait pas respecté l’avertissement de l’ange divin. LOT en larmes parla : « Regardez tous le témoignage que votre maîtresse constitue maintenant ! Elle va rappeler aux voyageurs qui passeront que rien en vérité n'est plus important que l’obéissance au DIEU VRAI, UNIQUE ET TOUT-PUISSANT ! » Et il en fut ainsi.

Les anges emmenèrent LOT et les siens vers les tentes d’ABRAM et les quittèrent aussitôt arrivés. ABRAM et les siens se réjouirent de revoir LOT et tous ceux qui arrivaient avec lui. ABRAM, LOT et SARAI offrirent ensemble à DIEU LE SEIGNEUR des offrandes par le feu pour le remercier de sa grâce infinie. DIEU et CHRISTUS s’en réjouirent beaucoup et donnèrent leur bénédiction à tous trois.

Et bien que personne n’ait cru que cela pourrait arriver, SARAI était devenue enceinte et elle accoucha d’un fils sain pour ABRAM. Ainsi s’accomplissait pour elle - selon la SAINTE VOLONTE DE DIEU - la promesse qu’IL avait faite à ABRAM.

ABRAM était plus qu’heureux, il remercia DIEU et LE louangea pour SA BONTE et SON AMOUR. Alors la VOIX DE DIEU retentit :

« ABRAM, J’ai tenu MA promesse et JE t’ai fait cadeau d’un fils que tu nommeras ISAAC, car il sera MON serviteur. A partir de maintenant tu ne seras plus ABRAM, mais ton nom sera ABRAHAM, car à présent tu es le père d’un grand peuple. Et la mère de l’enfant, appelle-la maintenant SARAH, car elle aussi est la mère d’un grand peuple qui a sa semence dans l’enfant. Protège-la, de même que l’enfant, car les deux ME sont très précieux ! »

Et à partir de ce jour, la mère de l’enfant fut appelée SARAH et son père ABRAHAM. Ils suivaient les chemins de DIEU, étaient honnêtes et unis dans LA VOLONTE DE DIEU.

ISAAC grandissait. Bien qu’il ait plutôt un corps frêle et délicat, il était la fierté de ses parents, car le garçon était extraordinairement sage et il apprenait très vite. Il s’intéressait à tout ce que DIEU a créé et aimait que son père raconte ce qui était arrivé jusqu'à ce que la promesse de DIEU soit accomplie et que lui ISAAC vienne au monde . A l’inverse d’ISMAËL - le premier fils qu’ABRAHAM avait eu avec la servante HAGA - ISAAC était un enfant très aimable qui très tôt se gagnait tous les coeurs. Il avait de très bons rapports avec les hommes comme avec les animaux.

Il n’y avait qu’une personne qui haïssait profondément ISAAC, c’était HAGA la mère d’ISMAËL. Depuis la naissance d’ISAAC, ABRAHAM n’avait pas plus d’attention pour elle que pour n’importe quelle autre servante. Il aimait toujours leur enfant ISMAËL mais il ne le considérait plus comme son héritier. HAGA gardait d’abord sa rancune dans son cœur, cependant lorsqu’elle vit qu’ISAAC en grandissant devenait chaque jour plus beau, sa haine pour lui et sa mère s’accrut.

Par contre, depuis la conception de leur fils commun, SARAH avait gagné l’amour et la considération de son époux. Et depuis la naissance d’ISAAC tout le monde lui montrait également plus de considération . Maintenant tous les hommes et les femmes disaient : « Regardez, c’est notre vraie maîtresse qui a accompli la promesse du DIEU TOUT-PUISSANT et qui LUI a fait naître un enfant à l’âge très avancé de quatre-vingt-dix ans. Cet enfant est une grande bénédiction pour notre maître et pour nous tous ! ». HAGA était la seule personne qui gardait rancune à SARAH et elle inculquait sa rancune à son fils ISMAËL.

Ainsi une fois, alors qu’ils jouaient ensemble, ISMAËL qui était un garçon robuste poussa son demi-frère à terre et cria très fort : «  C’est ainsi que tu devrais te coucher devant moi, toi le faible qui en vérité est seulement le second. Tu devrais être mon serviteur, car c’est moi ici l’héritier légitime! » ABRAHAM qui se trouvait dans les environs entendit cela et alla rapidement séparer les deux demi-frères en disant à ISMAËL : «  Si tu es plus robuste que ton frère, alors aide-le à se relever. Car le plus fort a le devoir d’aider le plus faible ! » Les enfants se calmaient et continuaient à jouer. Pourtant le cœur d’ABRAHAM restait triste. Il comprenait maintenant la faute qu’il avait faite en concevant son premier fils avec HAGA. Mais c’était fait, et maintenant il aimait beaucoup ses deux enfants.

Après cela, ABRAHAM prit son arc et sa flèche et s’en alla dans les champs. Il y tira un lièvre qu’il offrit à DIEU comme sacrifice par le feu. ABRAHAM s’agenouilla et dans sa détresse demanda à DIEU de l’aide. Et la “VOIX DE DIEU” parla à ABRAHAM :
« ABRAHAM, je connais bien ta détresse. Ecoute mon conseil : éloigne les enfants l’un de l’autre, et laisse ISMAËL et sa mère partir dans le désert. Donne-leur assez d’eau et de nourriture pour un jour. Pour tout le reste, je m’en occupe. »

ABRAHAM était bouleversé, car il n’avait pas pensé devoir se séparer d’ISMAËL. Pourtant il fit ce que DIEU LE SEIGNEUR lui avait ordonné.

C’est ainsi que la servante HAGA fut envoyée ainsi que son fils ISMAËL dans le désert, avec de la nourriture et une réserve d’eau qui suffisaient pour une journée. HAGA avait le regard sombre et ne prononça aucune parole d’adieu, quant au garçon il sanglotait en faisant ses adieux à tous. Nombreux étaient ceux parmi les serviteurs féminins comme masculins qui étaient épouvantés de la façon dont leur maître agissait. Et ils disaient : « Le maître est un maître dur qui jette dehors seulement maintenant la mère et l’enfant, il aurait mieux fait de les noyer tous les deux tout de suite après la naissance de son fils légitime ISAAC. » Car en ce temps-là c’était ainsi l’usage chez les humains.

ABRAHAM se détournait, allait dans sa tente et demandait encore à DIEU de l’aide pour la mère et l’enfant. Alors une paix profonde l’envahissait et il remerciait DIEU pour SA BONTE ET SA COMPREHENSION.

HAGA et l’enfant marchèrent un jour et une nuit dans le désert puis, épuisés et assoiffés, ils restèrent étendus sur le sol. Lorsque l’enfant recommença à pleurer, la mère alors reconnut ses propres fautes et implora DIEU :
« Pardonne-moi O SEIGNEUR DE LA VIE ! car j’ai péché et j’étais devenue orgueilleuse envers mes maîtres. Et maintenant je souffre ici et l’enfant souffre encore plus. Aie pitié de moi et ne laisse pas mourir l’innocent d’une mort aussi atroce. »

ET DIEU LE SEIGNEUR entendit sa supplication. Soudainement, à un pas à peine à côté d’ISMAËL qui pleurait, de l’eau pure jaillissait. Et cette source ne tarissait plus, et l’eau imbibait la terre. De l’herbe et de bonnes plantes de toutes sortes poussaient à une vitesse fulgurante, portaient des fleurs puis des fruits. Ainsi la mère et l’enfant étaient approvisionnés comme DIEU l’avait promis à ABRAHAM. Et ISMAËL devint adulte et resta tous les jours de sa longue vie un fidèle serviteur de DIEU.

ISAAC grandissait et ABRAHAM l’aimait chaque jour davantage.

Pourtant ABRAHAM aimait encore plus son argent. Pour cette raison il n’hésitait pas à expédier dans le désert les esclaves vieux et faibles au lieu de leur donner le pain de grâce. Il préférait acheter aux caravanes qui passaient de nouveaux esclaves jeunes et robustes qui pouvaient mieux travailler dans ses champs et contribuaient ainsi à accroître ses profits.

Lorsque DIEU LE SEIGNEUR DE LA VIE voyait que pour ABRAHAM la vie de ces humains valait moins que son argent, IL était très irrité. Et quand ABRAHAM voulait récolter sa moisson, ses hommes rentraient bredouilles, les oiseaux du ciel avaient mangé tout le blé. ABRAHAM était stupéfait lorsqu’il entendait la nouvelle et allait lui-même dans les champs pour voir. Alors un tableau désolant s’offrait à lui : tous les épis avaient été arrachés et mangés, il ne restait plus que les tiges creuses qui remuaient dans le vent, et c’était comme un gigantesque champ de chaume. Il restait seulement encore par-ci et par-là quelques grains sur le sol, tout le reste avait disparu. ABRAHAM se rendait compte que cela devait être l’ŒUVRE DE DIEU. Il se disait qu’assurément DIEU savait pourquoi il avait laissé faire cela, mais lui ABRAHAM ne le savait pas. Alors à haute voix il parla à DIEU : «  SEIGNEUR, DIEU SUBLIME, écoute-moi, TU as envoyé les oiseaux du ciel pour manger le blé que j’avais semé et qui était destiné à nourrir les miens. Maintenant je n’ai plus rien à leur donner comme nourriture. Que souhaites-TU que je fasse pour pouvoir nourrir les miens ? LA VOIX DE DIEU répondit à ABRAHAM :

« Ce que JE t’ai pris, c’est la nourriture que tu as refusée à ceux de mes enfants que tu as envoyés dans le désert par souci d’économie. Donc si tu veux nourrir les tiens, sème de nouveau du blé et respecte la vie plus que l’argent ! »

ABRAHAM promit de le faire. Il sema les grains qu’il avait encore pu trouver et demanda à DIEU SA BENEDICTION. Il acheta aussi du nouveau blé avec l’argent qu’il avait pensé économiser sur le pain des vieux et faibles esclaves, et il le sema également et demanda encore à DIEU SA BENEDICTION. ET DIEU fit pousser à nouveau le blé qui porta en peu de temps des épis rebondis. Et ABRAHAM eut une abondante moisson.

Cependant, après une année à peine, lorsqu’un de ses vieux et fidèles esclaves devint faible, de nouveau ABRAHAM l’envoya dans le désert et s’acheta ensuite, lors du passage de la prochaine caravane, un esclave jeune et robuste. Alors DIEU devint si fâché qu’IL fit détruire les champs d’ABRAHAM par une tempête, si bien qu’il ne resta plus rien debout. Et lorsqu’ABRAHAM alla constater les dommages, il entendit LA VOIX DE DIEU résonner dans le vent :

« ABRAHAM, ABRAHAM tu as manqué envers MON COMMANDEMENT. Va maintenant et améliore-toi ! Si tu veux avoir à nouveau de bonnes moissons, alors sacrifie-MOI d’abord ce à quoi ton cœur s’est le plus attaché ! Brûle-le en MON HONNEUR S sur l’autel ! Ainsi JE verrai si tu M’aimes vraiment. Et amène-MOI ton fils ISAAC que je veux bénir pour qu’il marche devant MOI et qu’il ME serve dans ce monde comme dans le monde spirituel ! »

ABRAHAM pensait en lui-même que c’est pour son fils ISAAC que son cœur penche le plus, mais il ne pouvait pas comprendre que DIEU exige de lui une aussi horrible chose. «Je ne peux tout de même pas assassiner mon propre enfant ! » pensait-il tristement. Mais une telle chose n’était pas du tout LA VOLONTE DE DIEU, DIEU voulait seulement pousser ABRAHAM à renoncer au dieu-argent et à respecter la vie humaine plus que l’argent. Pourtant ABRAHAM était persuadé que DIEU voulait avoir son fils en sacrifice pour que celui-ci LE serve dans l’au-delà. IL alla, prit le jeune ISAAC par la main et se rendit avec lui dans les champs. Là il dit au garçon qu’ils allaient offrir à DIEU un sacrifice de réconciliation pour qu’IL ne dévaste plus leurs champs. Et ils se mirent à chercher des pierres pour construire un autel. ISAAC se sentait tout drôle et il répétait toujours : «  Père j’ai tellement peur. Tout ici est si inquiétant. Père, que devons-nous ainsi sacrifier à DIEU, il n’y pas même un animal à sacrifier ici, pas de blé non plus. Père, où est donc le sacrifice ? » ABRAHAM dont les pensées étaient guidées par de mauvais esprits regardait hébété devant lui sans répondre aux questions du garçon. Finalement lorsque l’autel fut enfin construit, il prit le garçon par la main et lui dit de se mettre sur l’autel. Mais le garçon s’en défendit avec véhémence, pleura et cria très fort : « Cher DIEU au ciel, ne me laisse pas être immolé ici, car je ne veux pas mourir ! S’il-TE-plaît ramène-moi chez ma mère ! » Et au moment précis où ABRAHAM était sur le point de percer avec son poignard la gorge de l’enfant, il sentit qu’on lui repoussait la main vers l’arrière et une lumière très claire se répandit sur lui et ISAAC pendant que LA VOIX DE DIEU résonnait :

« ABRAHAM arrête ! Laisse vivre l’enfant ! JE n’ai jamais dit que tu devais tuer ton propre fils. C’est seulement l’argent que tu devais brûler en MON HONNEUR, cet argent auquel ton cœur s’est tellement attaché ! Malgré ta confusion sous l’influence des mauvais esprits, tu veux M’être obéissant. JE veux te pardonner pour l’amour de l’enfant. Mais à présent va, et améliore-toi enfin ! Maintenant JE veux bénir ISAAC, car JE veux souscrire avec lui MON alliance, de sa semence sortira MON PEUPLE qui marchera devant MOI et ME servira. Et JE veux lui apposer un signe, afin que chacun voie, qu’il porte en lui la semence du PEUPLE DE DIEU. »

Les larmes aux yeux, ABRAHAM remercia DIEU pour SA BONTE et, voyant courir un lièvre dans le champ, il prit son arc et sa flèche, l’abattit et l’emmena, puis ensemble avec ISAAC ils firent à DIEU une offrande par le feu pour LE remercier. A partir de ce jour le front d’ISAAC s’illumina à chaque fois qu’il parlait de DIEU, et cela arriva de plus en plus souvent. Car ISAAC fut un vrai serviteur de DIEU.

ISAAC devint adulte, se maria et son épouse lui donna deux fils. Sur les conseils du SEIGNEUR, il les prénomma ESAÜ et JACOB, c’était des jumeaux dont ESAÜ était le premier né.

ESAÜ s’occupait des troupeaux de son père, car il aimait beaucoup les animaux. En revanche JACOB était celui qui surveillait les travaux des champs. Les deux frères étaient de très bons amis. Pourtant toute la parenté, les serviteurs et les esclaves savaient qu’après la mort d’ISAAC un seul des deux frères serait leur maître : ESAÜ. Le jeune homme n’était pas aussi intéressé que son père et son grand-père ABRAHAM à régner sur la tribu, il préférait être avec les animaux plutôt qu’avec les hommes, à l’exception de son frère JACOB. Par contre JACOB avait une grande habileté dans ses relations avec les êtres humains. Pour lui c’était facile d’intervenir entre ceux qui se disputaient et de les ramener à la paix. Et, exactement comme son père ISAAC, il s’intéressait depuis son plus jeune âge à tout ce que DIEU a créé. Seulement ISAAC ne voulait pas reprendre à ESAÜ son droit de premier né et ainsi il persistait à vouloir que celui-ci devienne son successeur. Mais DIEU en avait décidé autrement.

Ainsi il arriva qu’ESAÜ - qui cherchait souvent du miel sauvage aux abords du désert - s’égare à l’intérieur de ce désert. Tout comme ses animaux il ne regardait pas derrière lui, mais lorsqu’il voyait quelques abeilles il courrait derrière elles, et ainsi ce jour-là il alla toujours plus loin dans le désert. La nuit vint avant qu’il ne remarque ce qu’il avait fait. Il ne reconnaissait plus rien autour de lui, et en même temps il était fatigué, il avait soif et faim. Triste, il s’asseya,

regarda en haut vers le ciel et parla à DIEU, LE SEIGNEUR DE LA VIE : « DIEU TOUT-PUISSANT, écoute je TE prie ma supplication. Conduis-moi s’il-TE-plaît hors de ce désert et guide-moi vers ma maison. Et quel que soit ce que TU exiges de moi, je TE le donnerai ! » Alors subitement une tornade survint et balaya le désert, elle était si forte qu’elle enleva ESAÜ dans un tourbillon de sable qui l’emporta au loin pour le laisser ensuite atterrir brutalement au bord du désert. Lorsqu’il ouvrit les yeux, encore tout abasourdi, ESAÜ reconnut non loin de lui la tente de son frère JACOB. » Il murmura : « O merci SEIGNEUR. Et maintenant que demandes-TU de moi pour mon sauvetage ? Je te le donnerai ! » Justement JACOB sortait de sa tente tenant dans ses mains un plat fumant de lentilles. JACOB ricana et dit : « Je ne sais pas ce que LE SEIGNEUR exige de toi, mais moi je te demanderais le droit du premier né si je pouvais avec ce plat de lentilles t’éviter de mourir de faim. JACOB avait ainsi parlé en plaisantant. Mais à ces paroles ESAÜ sentit un frisson lui parcourir le dos, et la lumière du soleil montant fit rayonner d’une telle façon la silhouette de JACOB qu’on pouvait croire qu’il n’appartenait pas au monde matériel mais au monde spirituel. Maintenant ESAÜ savait ce que DIEU exigeait de lui en contrepartie de son sauvetage. « D’accord frère ! » dit-il d’une voix rauque. « Donne-moi tes lentilles et le droit du premier né sera le tien. De toute façon je n’y suis pas particulièrement attaché, comme tu le sais déjà !» JACOB était effrayé, il aurait aimé bien volontiers assumer le droit du premier né mais les paroles qu’il avait prononcées n’étaient pourtant pas voulues dans ce sens. Donc il essaya de dissuader son frère de cette idée et lui dit : « Mais ESAÜ, c’était seulement une blague ! » Ce à quoi ESAÜ répondit : « Non frère, c’était la VOLONTE DE DIEU qui m’a été communiquée par ta bouche, car j’ai ressenti un frisson et j’ai vu la lumière qui m’en donnait confirmation. » JACOB était stupéfait, il voyait bien qu était fermement décidé à renoncer au droit d’aînesse en sa faveur ; et comme il connaissait l’entêtement de celui-ci, il savait aussi que c’était peine perdue d’essayer de le faire changer d’avis. Mais qu’est-ce que leur père ISAAC allait dire de tout cela ? Il pouvait être aussi entêté qu’ESAÜ quand il s’agissait de faire valoir sa volonté. Pourtant ce serait vraiment plus raisonnable que lui JACOB devienne après son père l’ancien de la tribu, car il possède tout simplement les aptitudes nécessaires pour cela. Et pour ESAÜ qui est corps et âme le gardien de “ses animaux“, comme il les nomme tendrement, une responsabilité telle que celle d’être l’ancien de la tribu serait pour lui tout simplement trop grande. JACOB décida de s’en rapporter à DIEU et laissa son frère manger les lentilles. Après quoi les deux frères s’en allèrent retrouver leur père.

ISAAC était maintenant âgé, et avec l’âge il était devenu aveugle. Depuis un certain temps déjà il se sentait faible et malade. Alors il fit appeler auprès de lui son fils ESAÜ pour le bénir et proclamer devant tous ses gens qu’il est dorénavant leur chef. Mais ESAÜ refusa d’y aller. JACOB voulut le tranquilliser et dit : «Si tu le veux, je t’accompagnerai, frère ! » ESAÜ lui jeta un bref regard et dit : «Bien, mais nous échangeons alors nos vêtements, frère ! » JACOB pensait qu’ESAÜ voulait se permettre une plaisanterie anodine envers leur père et il accepta. Ainsi les frères échangèrent leurs vêtements : JACOB avait l’apparence d’ESAÜ avec ses peaux d’animaux et sa corne pendant sur l’épaule, ESAÜ avait l’apparence de JACOB dans sa robe, avec son arc et son carquois de flèches en cuir pendant sur l’épaule. C’est ainsi que les deux frères entrèrent dans la tente de leur père ISAAC.

ISAAC répondit au salut de ses fils puis dit : « Que celui de vous deux qui porte les peaux et la corne s’avance vers moi ! » Et JACOB se présenta devant leur père. ISAAC toucha les peaux et la corne, puis sourit et fit s’agenouiller son fils. JACOB comprit trop tard ce qui se passait : ISAAC donnait sa bénédiction à ce fils qui était agenouillé devant lui et il le déclara comme étant l’ancien de la tribu et par conséquent son successeur en tout. Puis il demanda également au DIEU SUBLIME de donner SA BENEDICTION à son fils. Alors, devant les yeux de tous ceux qui étaient présents, la lumière divine enveloppa JACOB. Ce fut le témoignage que tout cela était selon LA VOLONTE DE DIEU. ESAÜ souriait, car il l’avait déjà su à l’avance.

JACOB se maria. Sa première femme LIA lui donna dix fils : RUBEN, SIMEON, LEVI, JUDA, DAN, NEPHTALI, GAD, ASER, ISSACAR et ZABULON. Après la mort de LIA, il épousa RACHEL la plus jeune sœur de LIA qui lui donna encore deux autres fils : JOSEPH et BENJAMIN.

JACOB préférait les fils de RACHEL à ses autres fils, car ils ressemblaient beaucoup à leur mère. Cela fâchait assurément beaucoup les aînés qui devenaient jaloux de JOSEPH et de BENJAMIN.

Lorsque JOSEPH eut atteint l’âge de seize ans, il eut des rêves étranges, qu’il racontait à son père et à ses frères: “ J’ai rêvé que mes frères et moi, nous étions occupés dans les champs à lier des gerbes. Et mes gerbes se soulevaient dans le vent, et celles de mes frères se couchaient devant les miennes. ” Alors ses frères aînés se fâchaient trouvant que JOSEPH, s’il faisait de tels rêves, était très orgueilleux.

Une autre fois JOSEPH raconta de nouveau son rêve : “ J’ai rêvé que le soleil, la lune et les étoiles s’inclinaient tous devant moi. ” Alors ses frères disaient à nouveau que JOSEPH, s’il rêve de telles choses, est vraiment trop orgueilleux. JUDA lui dit : “ Tu es beaucoup trop prétentieux et arrogant. Qu’est-ce que tu t’imagines ? Tes frères, ton père et ta mère doivent peut-être aussi s’incliner devant toi et te servir ? Ce serait préférable que tu t’arrêtes avec tes rêveries et que tu travailles durement, comme nous le faisons nous autres. ” A l’inverse de leurs aînés, JOSEPH et BENJAMIN avaient il est vrai des silhouettes frêles, et JOSEPH - tout comme BENJAMIN d’ailleurs - n’était absolument pas apte aux gros travaux. JOSEPH qui était avide de savoir apprenait très vite, et pour cette raison il avait été mis en place par JACOB pour gérer ses possessions. Quant à BENJAMIN, il n’était âgé que de sept ans et encore trop jeune pour travailler, en attendant il jouait avec les chiens de son père.

Un jour, alors que les fils de LIA gardaient les troupeaux de leur père dans une région éloignée de chez eux, sur les conseils de son père, JOSEPH alla voir ses frères aînés pour leur apporter des provisions fraîches et pour s’informer sur leur bien-être. Lorsque les frères virent au loin venir JOSEPH, ils devinrent encore plus jaloux que de coutume et se mirent en colère parce que JOSEPH montait le cheval de leur père et portait un nouveau vêtement multicolore que JACOB lui avait fait faire pour que partout on le reconnaisse comme le gérant de ses biens. Furieux de jalousie, les fils de LIA décidèrent de tuer JOSEPH et de le jeter ensuite dans une citerne, ils voulaient après dire à leur père qu’un animal sauvage l’avait tué. Pourtant RUBEN voulait sauver la vie de JOSEPH, il criait : “ Non, frères, ne faisons pas couler le sang, car pour son sang DIEU va se venger sur nous. Laissez-nous plutôt le jeter immédiatement dans une citerne dans le désert ! ” RUBEN pensait ainsi que JOSEPH pourrait être sauvé par des voyageurs qui passeraient par là.

JOSEPH était à peine arrivé chez ses frères qu’ils s’en saisirent, lui retirèrent son vêtement multicolore et le jetèrent dans la citerne. Cependant JUDA - qui était particulièrement jaloux que JOSEPH s’occupe de la gestion des affaires de son père et qu’il manipule toujours beaucoup d’argent - s’écria soudainement: “Qu’est-ce que nous en aurons de tout cela si nous le tuons seulement ? Laissez-nous le vendre comme esclave à la prochaine caravane qui passera ! ” Et ils firent ainsi, ils vendirent leur frère JOSEPH pour vingt pièces d’argent. RUBEN n’était pas présent lors de la vente et était horrifié lorsqu’il apprenait ce qui était arrivé pendant son absence. Il se distança de ses frères et demanda à DIEU aide et protection pour son frère JOSEPH.

Entre temps, les autres sous la conduite de JUDA avaient tué un bouc et en faisaient jaillir le sang sur le vêtement multicolore de JOSEPH. Ensuite ils envoyèrent un serviteur apporter le vêtement à leur père, avec le message suivant : “ Ce vêtement, nous l’avons trouvé ainsi dans le désert. Regarde si c’est bien le vêtement de ton fils, car nous n’en sommes pas sûrs ! ” JACOB reconnaissait de suite le vêtement et était profondément épouvanté, car dès lors il était persuadé qu’un animal sauvage avait dévoré son fils JOSEPH. Dans le plus profond désespoir, il déchirait ses vêtements, répandait des cendres sur sa tête et pendant plusieurs jours refusait toute nourriture.

Cependant l’enfant BENJAMIN, qui voyait combien son père était affligé, se rendit auprès de JACOB. Il lui prit la main et dit : “ Père, prions DIEU pour l’esprit de JOSEPH, pour qu’il soit mieux traité maintenant que lorsqu’il était ici, sur terre. ” JACOB reconnaissait que le garçon était guidé par les esprits de DIEU et écoutait son conseil. Ensemble avec BENJAMIN, il pria pour le salut spirituel de son fils JOSEPH. Après cela JACOB se sentait intérieurement fortifié. IL pouvait de nouveau manger et vivre normalement. Pourtant dans son cœur il n’oubliait jamais JOSEPH.

JOSEPH avait été vendu par ses frères aînés à un marchand d’esclaves égyptien qui l’avait

revendu à PUTIFAR, le général de la garde royale d’Egypte. Le monde des esprits de DIEU continuait à conduire et protéger JOSEPH, comme CHRISTUS LE ROI ET SEIGNEUR DE LA CREATION l’en avait chargé. C’est pourquoi JOSEPH réussissait tout ce qu’il faisait, et promptement il gagnait la confiance de son maître PUTIFAR qui le mettait en place comme intendant de sa maison et de toutes ses propriétés.

JOSEPH savait en son for intérieur que le DIEU de ses ancêtres le protégeait et il LE remerciait aussi souvent qu’il en avait l’occasion pour son miraculeux sauvetage. Mais il demandait également à DIEU pardon et aide pour ses frères aînés. JOSEPH priait DIEU aussi pour que son père JACOB ait consolation et réconfort et pour que son jeune frère BENJAMIN ait son aide afin que celui-ci n’ait pas à souffrir autant que lui, JOSEPH, de la jalousie de ses frères aînés. DIEU et CHRISTUS se réjouissaient beaucoup de cette attitude et LA BENEDICTION DE DIEU lui était accordée pour tout ce qu’il faisait. Et par amour pour JOSEPH, DIEU bénissait toute la maison de PUTIFAR, ainsi que toutes ses possessions.

PUTIFAR avait une très belle jeune femme qu’il aimait beaucoup et à qui il témoignait beaucoup de confiance. Il était lui-même d’un âge déjà avancé et aurait pu être son père. En raison de sa fonction de général de la garde royale, PUTIFAR n’était pas souvent à la maison. Par contre, l’intendant de sa maison et de ses biens, JOSEPH, passait presque tout son temps dans la maison et les écuries de son maître. JOSEPH était jeune et il avait un joli visage ; rapidement la femme de PUTIFAR se sentit attirée vers lui. Elle trouva un prétexte pour le faire venir dans ses appartements et essayer de le séduire. Pourtant JOSEPH résista à ses avances et quitta ses appartements. Mais cela blessa l’orgueil de la femme de PUTIFAR qui se mit en colère contre JOSEPH. Elle craignait de plus qu’il parle à son époux de ce qui était arrivé. C’est pourquoi elle envoya à JOSEPH sa servante pour lui dire ceci : “ Ma maîtresse a reconnu qu’elle a agi bêtement envers toi et elle voudrait te demander pardon. Pour cette raison viens, je te prie, chez elle afin qu’elle puisse le faire selon les règles de la bienséance. ” JOSEPH suivait donc la servante dans les appartements de sa maîtresse. Lorsqu’ils arrivèrent, la femme de PUTIFAR envoya la servante chercher du vin pour JOSEPH. Puis elle s’excusa dans les formes pour son comportement déplacé envers JOSEPH et elle l’invita à boire du vin avec elle, en signe de pardon. Et lorsque la servante eût apporté le vin, JOSEPH en but un gobelet avec la femme, puis il dit : “ Je te pardonne, mais cela doit être clair pour toi que j’honore mon maître PUTIFAR et, parce qu’il a mis toute sa confiance en moi, je veux maintenant te quitter et ne plus revenir dans ces appartements, sauf en sa présence ! ” Mais elle ne voulait pas le laisser partir, elle le retenait par son manteau. Alors JOSEPH devait tirer pour se libérer d’elle et courir dehors, mais la femme avait si bien agrippé le manteau que le fermoir de l’épaule s’était ouvert et que le manteau lui était resté dans les mains. Elle criait ensuite très fort, appelant au secours. Et, lorsque ses serviteurs arrivaient, elle disait que JOSEPH avait voulu la séduire mais qu’elle s’était défendue et qu’elle avait crié très fort, il avait alors pris la fuite en lui laissant son manteau. Elle dit aussi la même chose à son mari lorsqu’il rentra à la maison. PUTIFAR - qui faisait plus confiance à sa femme qu’à son intendant - fit mettre JOSEPH en prison.

Dans sa détresse, JOSEPH pria DIEU pour avoir de l’aide. DIEU écouta sa prière, et peu de temps après le surveillant des prisons fit de JOSEPH le geôlier. Et c’est ainsi que dans cet endroit-là il fut très bien traité.

Mais il arriva que le grand échanson et le grand panetier se rendent tous deux coupables de tromperie envers leur seigneur, le roi d'Egypte. Le grand échanson servit à son seigneur un vin de qualité inférieure alors qu'il avait demandé au négociant de facturer ce vin au prix d'un vin de première classe. Et la différence de prix entre un vin cher de première classe et le vin bon marché de qualité inférieure, il l'avait partagée avec le négociant. Quant au grand panetier, il avait utilisé une farine avariée pour faire les pains du palais et ceux du clergé, et malgré tout il en avait exigé le prix fort. Naturellement les prêtres en avaient été incommodés, de même que le goûteur du roi.

Le roi d'Egypte fit emprisonner les deux dignitaires dans la même prison, celle où JOSEPH était geôlier. Et c'est ainsi que le commandant de la garde ordonna à JOSEPH de servir les deux dignitaires du roi jusqu'à ce que le roi ait rendu la sentence du jugement. Et il en fut ainsi.

Un matin JOSEPH trouva dans leur cellule commune les deux dignitaires de très mauvaise humeur. Lorsqu'il leur demanda quel est leur désir, ils répondirent: "Chacun de nous a eu un rêve tout à fait spécial, pourtant personne ici ne peut nous les expliquer. " JOSEPH dit: "Chaque rêve n'est pas aussi important qu'il exige une explication. Pourtant si DIEU le veut, cela peut se faire. Racontez-moi donc vos rêves!" Ainsi le grand échanson raconta le premier: " J'ai rêvé que je voyais devant moi un cep de vigne qui portait trois sarments. La vigne bourgeonnait, puis des fleurs s'épanouissaient, et tout de suite après des grappes de raisins mûrissaient. Je cueillais ces grappes et les pressais dans la coupe du pharaon, puis je tendais cette coupe au pharaon pour qu'il la boive." Alors JOSEPH, sous l'influence d'un esprit saint, lui expliqua son rêve: "Trois sarments signifient trois jours; cela va durer encore trois jours, puis le pharaon va se souvenir de tes bons services passés. Il va te rappeler à sa cour et te pardonner. Il te rétablira dans ton ancienne fonction et tu lui serviras de nouveau le vin comme avant. Alors pense à moi et intercède auprès de lui en ma faveur, afin qu'il me fasse sortir d'ici!"

Quand le grand panetier entendit comment JOSEPH expliquait agréablement le rêve du grand échanson, il raconta aussi son propre rêve: "J'ai rêvé que je portais sur ma tête trois corbeilles pleines de petits pains qui étaient destinés au roi, mais alors une multitude d'oiseaux descendaient du ciel et mangeaient tout ce qui se trouvait dans les corbeilles." Ce rêve, JOSEPH l'expliqua également sous l'influence d'un esprit saint: "Trois corbeilles signifient trois jours; cela va durer encore trois jours, puis le pharaon va se souvenir de toi et de ce que tu lui a fait ainsi qu'au clergé. Alors il va d'abord te faire pendre, puis ensuite décapiter, et les oiseaux du ciel vont dévorer ton corps."

Et il en fut ainsi, conformément aux explications que JOSEPH avait données des rêves: Trois jours plus tard, le jour de son anniversaire, le pharaon se souvint de son échanson, il lui pardonna et le rétablit dans son ancienne fonction. Les prêtres du temple rappelèrent au pharaon les méfaits de l'ancien grand panetier et exigèrent pour celui-ci une sévère punition. Et le pharaon le fit pendre, puis décapiter ensuite, et il laissa les oiseaux du ciel dévorer sa chair.

Comme tout alla de nouveau bien pour lui, le grand échanson oublia vite JOSEPH. Et ainsi ce dernier dû encore rester pendant quelque temps en prison. DIEU lui apprenait l'humilité.

Sept années plus tard, il arriva que le roi d’Egypte ait des rêves tout à fait particuliers :

Dans son premier rêve, il se trouvait au bord du Nil. Il voyait sortir des flots du fleuve sept belles vaches grasses qui venaient sur la rive pour y brouter l’herbe épaisse. Puis sept vaches laides et maigres succédaient aux vaches grasses, elles se plaçaient à côté des belles vaches grasses et les mangeaient. Sur ces images le pharaon se réveillait. Pourtant peu après il se rendormait et voyait dans son second rêve sept beaux épis pleins sur une tige, et après cela sept épis vides et desséchés qui se développaient et engloutissaient les sept épis pleins.

Ces rêves avaient effrayé le pharaon, car il pressentait qu’ils avaient une grande signification pour son pays. C’est pourquoi il faisait venir tous les savants, prêtres et interprètes de rêves que comptait l’Egypte pour qu’ils lui expliquent ces rêves. Mais personne ne pouvait lui donner une explication satisfaisante. Alors le grand échanson se souvint de JOSEPH et il raconta au pharaon ce qui était arrivé, à lui ainsi qu’à l’ancien grand panetier, et comment JOSEPH leur avait alors expliqué très justement leurs rêves. Car ensuite tout était arrivé ainsi qu’il l’avait prédit. A ces mots le pharaon demanda à voir JOSEPH.

C’est ainsi qu’on amena JOSEPH chez le pharaon. Le pharaon dit à JOSEPH : “ Qui es-tu et pourquoi es-tu dans ma prison ? ” - “ Noble pharaon d’Egypte, j’ai été vendu d’une façon injuste par mes propres frères à un de tes marchands d’esclaves. C’est de cette manière que je suis venu chez le général de ta garde personnelle dont la femme voulait me séduire. Et comme je ne voulais pas aller à l’encontre de l’honneur de mon seigneur PUTIFAR, sa femme me calomnia et mon seigneur me fit emprisonner. ” “ Ainsi tu serais venu injustement en prison ? Je peux à peine le croire, je connais très bien PUTIFAR, c’est un homme juste ! ” - “ Ah ! noble pharaon, comment un homme peut-il voir la vérité si la femme qu’il aime plus que tout au monde trompe son cœur et son intelligence? ” “ Tu peux avoir raison, de telles choses arrivent très souvent. Alors bien, on me dit que tu peux expliquer les rêves. Peux-tu aussi expliquer mes rêves ? ” - “ Noble pharaon, l’humain JOSEPH ne peut pas expliquer les rêves, toutefois le DIEU SUBLIME qui est plus haut que tout a suscité tes rêves et l’esprit saint qui me conduit m’a indiqué que tu as eu des rêves importants. Donc, si tu le veux, je t’en prie raconte-moi tes rêves, et avec l’aide de cet esprit saint je te les expliquerai. ”

Le pharaon était surpris par un tel discours, il lui raconta tout de même avec empressement ses rêves. Alors JOSEPH parla sous l’influence de l’esprit saint : “ Les deux rêves ont la même signification. DIEU a révélé à pharaon ce qu’IL veut faire avec l’Egypte: sept vaches grasses ou sept épis gras signifient sept années fastes pour l’Egypte, après cela suivent sept vaches maigres ou sept épis vides, cela veut dire sept années de famine. Par conséquent, le pharaon devra être aussi sage que possible et pendant les sept années grasses exiger de chacun de ses sujets un cinquième de leur récolte. Il devra l’accumuler dans ses magasins à grain. Et de même pour le cinquième de la viande, il devra la faire sécher pour la conserver. Ceci afin qu’ensuite, pendant la famine, il n’y ait pas seulement le peuple d’Egypte qui puisse bien vivre, mais que tous les peuples des environs puissent encore acheter de la nourriture en Egypte. Pharaon devra placer à la tête de son peuple un homme sage qui mettra tout en œuvre et qui veillera à ce qu’on se tienne scrupuleusement aux instructions de DIEU. Ainsi l’Egypte ira bien. ”

Alors le pharaon parla : “ Tu es vraiment guidé et protégé par le SAGE ET SUBLIME DIEU qui a toujours veillé sur mon peuple pour qu’il proclame sa foi en La Lumière. A quel homme plus sage que toi pourrais-je confier une telle fonction ? A partir de maintenant tu seras mon remplaçant et tu prendras en mon nom les instructions qui sont pour le bien de mon peuple. Mais l’unique chose que j’exige de toi, c’est que tu me reconnaisses comme le vrai roi d’Egypte ainsi que la loi l’exige. ” Après cela le pharaon retira de son doigt sa bague à cacheter en or et la glissa au doigt de JOSEPH. Il le fit vêtir du lin blanc le plus fin, lui posa sur le visage son masque d’or et mit autour de son cou sa chaîne en or. Le pharaon donna à JOSEPH le titre de “Sauveur du monde” et le fit monter dans un deuxième char à côté du sien pour défiler devant le peuple. Et le héraut cria au peuple : “ Jetez-vous à terre car le noble pharaon d’Egypte et son héritier légal défilent devant vous ! ”

Ainsi DIEU élève devant les yeux des humains ceux qui sont humbles dans leur cœur et qui LUI donnent toujours l’honneur.

JOSEPH était maintenant l’héritier légal du pharaon d’Egypte. Il avait ainsi le droit, au nom du pharaon, de décider du sort du pays.

Et ainsi que le pharaon l’avait rêvé et que JOSEPH l’avait ensuite fort justement interprété, l’Egypte connaissait sept années grasses. Alors JOSEPH exigeait du peuple d’Egypte une contribution d’un cinquième du blé et d’un cinquième de la viande. Et malgré tout le peuple vivait encore toujours dans l’abondance. Les magasins à grains de l’Egypte se remplissaient à vue d’œil et on stockait la viande séchée et du vin lourd et sucré dans les caves. Lorsque suivirent les sept années maigres et que la famine fit irruption, JOSEPH ouvrit les magasins à grains et les caves fraîches et fit répartir aux égyptiens le blé, la viande et le vin, et c’est ainsi qu’il n’y eut pas de pénurie. Alors les hommes des pays limitrophes où la pénurie était indescriptible vinrent en Egypte pour acheter blé, viande et vin. Et JOSEPH leur vendit tout ce qui était superflu pour le peuple égyptien.

Ayant été chargés par leur père d’acheter en Egypte du blé, ainsi que de la viande et du vin pour leur tribu, les frères de JOSEPH s’y rendirent également. Seul BENJAMIN n’avait pas pris part au voyage, car JACOB ne voulait pas le laisser partir pour éviter de perdre encore le second fils de RACHEL. C’est ainsi que les fils de LIA furent conduits devant leur frère pour négocier avec lui. Pourtant ils ne le reconnurent pas, car il portait le masque d’or du pharaon.

De plus, JOSEPH utilisait un interprète pour s’entretenir avec eux. Les fils de LIA s’inclinèrent profondément devant JOSEPH, après quoi ils formulèrent leur demande. Mais JOSEPH leur dit qu’ils sont des espions et bien qu’ils clament leur innocence, il les fit arrêter et emprisonner. Après trois jours, il fit venir les frères, il leur donna blé, vin et viande séchée et les laissa repartir à la maison, cependant il garda SIMEON comme otage. Il leur ordonna de revenir en emmenant avec eux leur plus jeune frère pour montrer qu’ils ne sont vraiment pas des espions et que leurs allégations étaient justes. Les frères rentrèrent tristement à la maison.

Lorsque JACOB entendait ce que ses fils avaient dû subir en Egypte, il sanglotait et criait vers le ciel : “ Ô DIEU, pourquoi abandonnes-TU ton serviteur, qu’ai-je fait pour que TU me tortures ainsi ? Je T’en supplie, ne m’enlève pas en plus BENJAMIN ! Pourquoi JOSEPH devait-il mourir si tôt ? Et à présent même SIMEON est en captivité ! Ô SEIGNEUR, je T’en supplie, aie pitié ! Ne punis pas les fils pour les fautes de leur père ! ” Alors il retourna dans sa tente et ne voulut plus voir personne. Fatigué, il s’allongea sur sa couche. Pourtant il ne pouvait trouver le sommeil. Au lieu de cela, il vit avec son œil spirituel une silhouette lumineuse qui s’approchait et lui donnait à boire quelque chose qui avait un goût merveilleux. Après cela, il se sentit fortifié. La silhouette lumineuse se retira.

Alors JACOB vit s’approcher de lui une silhouette diabolique qui voulait, dans un hurlement horrible, se jeter sur lui. Pourtant à présent JACOB se trouvait dans la lumière, tout comme la silhouette lumineuse d’avant, et l’être diabolique rebondissait carrément contre la lumière. L’être infernal disparaissait en hurlant de rage. Maintenant la silhouette lumineuse réapparaissait et JACOB reconnaissait en elle un ange de DIEU qui, une épée de feu à la main, se plaçait à son côté pour le protéger. Alors il voyait au loin ses fils debout et au milieu d’eux se trouvaient JOSEPH et BENJAMIN, et la lumière qui rayonnait d’eux deux protégeait les dix autres. Et tous les esprits infernaux qui essayaient de leur nuire rebondissaient contre la lumière. Cependant derrière les douze frères se trouvait un autre ange avec une épée de feu. Et la lumière de feu qui rayonnait de celle-ci faisait hurler de douleur les esprits de l’enfer. Et lorsqu’ils recevaient en plus un coup de cette épée, ils s’enfuyaient en hurlant. Alors JACOB savait que DIEU protègerait ses fils, de même qu’IL l’avait toujours protégé, et ses pères avant lui. Il savait aussi à présent que JOSEPH devait encore être en vie, et son cœur ressentait une grande joie et de la tristesse en même temps, car il se doutait que ses autres fils étaient coupables de la disparition de JOSEPH. Ainsi il laissa repartir les frères pour l’Egypte, et après que JUDA se soit porté garant pour la sécurité de BENJAMIN, il l’envoya avec eux.

Les frères de JOSEPH repartaient vers l’Egypte pour y acheter à nouveau du blé, du vin ainsi que de la viande séchée. Cette fois ils avaient emmené des cadeaux pour que le fondé de pouvoir du pharaon soit indulgent envers eux et qu’il libère vraiment leur frère SIMEON.

Exactement comme la première fois on les conduisit chez JOSEPH, le mandataire du pharaon ; et exactement comme la première fois les fils de LIA ne reconnurent pas leur frère ; car exactement comme la première fois JOSEPH portait le masque d’or du pharaon et il utilisait un traducteur pour s’entretenir avec ses frères.

Les frères s’inclinèrent profondément devant JOSEPH et lui remirent les cadeaux apportés. Alors JUDA dit à JOSEPH : “ Noble intendant du plus noble pharaon, je voudrais à présent te présenter ici notre plus jeune frère. Son nom est BENJAMIN. Tu avais exigé de le voir ici pour avoir une preuve que nous disons bien la vérité et que nous ne sommes pas des espions. Puisque ceci est maintenant fait, aie la gentillesse de libérer notre frère SIMEON ! ” JOSEPH était bouleversé lorsqu’il revoyait, après tant de longues années, son petit frère BENJAMIN. Celui-ci avait entre temps atteint exactement le même âge que lui JOSEPH avait quand ses frères l’avaient vendu. JOSEPH pouvait à peine parler tant il était ému. Alors il fit un signe de la main à ses serviteurs qui amenèrent SIMEON qu’on avait fait attendre dans la pièce à côté. Ensuite les serviteurs lui enlevèrent les cordes qui lui liaient les mains. Les frères s’en réjouirent et tous l’embrassèrent. Alors JOSEPH invita ses frères à venir manger dans sa maison le soir même, ce qui les étonna beaucoup. Cependant ils se présentèrent à l’heure convenue.

On leur servit alors un repas merveilleux, durant lequel il y eût de la musique et des danses. La disposition des convives autour de la table était telle que les frères étaient placés en fonction de leur âge, et JOSEPH se trouvait à côté de BENJAMIN, ce qui étonna à nouveau beaucoup les frères. Après le repas, JOSEPH leur donna encore du blé, du vin, de la viande et des dattes séchées pour la route, puis il quitta la pièce. Il ordonna à ses serviteurs de rendre à chacun des frères une part de l’argent qu’ils lui avaient payé, en le déposant sur le dessus de leurs sacs, et d’y ajouter encore pour le plus jeune des frères son propre gobelet d’argent. Et il en firent ainsi.

Les frères étaient à peine montés à cheval, et alors qu’ils allaient partir, les serviteurs de JOSEPH accouraient, se plaçaient devant eux et arrêtaient les chevaux en les retenant par la bride. Les frères étaient à nouveau conduits devant JOSEPH qui leur faisait dire par le traducteur : “ Vous avez mangé mon pain et bu mon vin, vous avez mangé ma viande et mes dattes, et pourtant vous m’avez volé ! ” Alors JUDA demandait à voir son sac. On ouvrait celui-ci et la bourse avec l’argent se trouvait sur le dessus. “ Excuse-moi seigneur, je ne sais pas comment cela a pu arriver, comment cet argent est de nouveau dans mon sac, mais c’est ton argent, je t’en prie reprends-le ! ” C’est ce que JUDA dit à JOSEPH en lui tendant la bourse. Les autres frères voulurent faire de même mais JOSEPH leur fit dire par le traducteur : “ Je ne veux pas l’argent, mais je veux celui de vous qui a mon gobelet d’argent dans son sac ! ” Et il ordonna aux serviteurs d’ouvrir tous les sacs. Ainsi ils trouvèrent le gobelet d’argent dans le sac de BENJAMIN. Alors JUDA commença à trembler et éclata en sanglots : “ Oh ! seigneur, je t’en supplie ne garde pas mon plus jeune frère ici, car si je ne ramène pas cet enfant à la maison, mon vieux père va mourir de chagrin ! ” Bouleversé et avec une voix étouffée, JOSEPH répondait à présent dans la langue même de ses pères : “ Mon vieux père vit-il donc encore ? Comment va-t-il donc ? ” Les frères étaient effrayés et ne savaient que répondre. Après avoir renvoyé tous les égyptiens, JOSEPH enleva son masque d’or et parla dans les larmes : “ A présent n’ayez plus peur ! Je suis JOSEPH votre frère. Je suis ici parce que ce chemin de la souffrance, par lequel j’ai dû passer, était pour moi inévitable, car DIEU en avait ainsi décidé. Par conséquent, n’ayez plus peur, mais dites-moi plutôt comment va mon vieux père, vit-il donc encore ? ” Puis il les embrassa tous l’un après l’autre, mais tout particulièrement BENJAMIN. Seulement alors ils arrivaient à croire qu’il était leur frère. Après leur avoir raconté toute son histoire, ils les renvoya chez leur père. Il leur donna de précieux cadeaux pour le père et leur demanda de revenir et d’amener JACOB avec eux. Car lui JOSEPH voulait prendre soin d’eux tous.

C’est ainsi que les frères retournèrent chez leur père JACOB. Et lorsqu’ils lui racontèrent ce qu’ils avaient vécu avec JOSEPH, il voulut à peine les croire, car tout cela lui paraissait trop merveilleux. Pourtant lorsqu’il vit les précieux cadeaux, il sut qu’ils disaient la vérité. Après cela il remercia DIEU pour l’aide extraordinaire qu’IL lui a prodiguée alors qu’il était dans la détresse et il LUI demanda SA bénédiction pour le voyage vers l’Egypte. Car JACOB pressentait qu’il ne reviendrait plus jamais ici. Aussi faisait-il préparer tout le nécessaire pour le voyage. Ses gens devaient emballer tous ses biens et rassembler tous ses troupeaux. Ensuite il alla tuer un jeune agneau parfait et l’offrit à DIEU en remerciement pour tout ce qu’il avait reçu jusqu'à présent, pour toute la grâce que DIEU lui avait accordée. Et DIEU s’en réjouit beaucoup. Et la VOIX DE DIEU tonna très fort afin que tous ceux qui étaient présents puissent l’entendre :

“ Tu es ISRAEL, le militant de DIEU, car tu M’as toujours donné l’honneur et tu as combattu pour MON honneur. Tu as prouvé que tu M’es fidèle et obéissant. Sois béni pour cela ! A partir de maintenant le monde entier te nommera ISRAEL, le militant de DIEU, et tous tes descendants devront être exactement comme toi, des ISRAELS. Car eux aussi sont tenus d’être des militants de DIEU. MA bénédiction sera sur toi et tes descendants aussi longtemps qu’ils seront des militants de DIEU. Va maintenant vers l’Egypte et là JE te ferai cadeau d’une abondante descendance ! ”

Et il en fut ainsi.

Sur les conseils de JOSEPH et avec l’autorisation du pharaon, ISRAEL et les siens s’installèrent en Egypte, dans la plaine de GOSEN qui était en ce temps-là la région la plus fertile du pays.
Les israélites - comme on nommait maintenant les fils d’ISRAEL - étaient féconds, se multipliaient et peuplaient la plaine de GOSEN. Les paysans égyptiens qui y vivaient, et qu’on nommait fellahs, haïssaient les israélites parce que leurs grands troupeaux pouvaient paître partout, comme le pharaon le leur avait permis. Et ainsi maints fellahs écumaient de rage quand ils voyaient que leurs champs fraîchement labourés et juste ensemencés étaient le jour suivant piétinés par un immense troupeau de bêtes, ou plus encore lorsque les jeunes tiges étaient broutées prématurément, avant qu’elles n’arrivent à maturité, et qu’ainsi toute la moisson se trouvait perdue. La colère qu’ils éprouvaient envers le “peuple des bergers” - comme on appelait bientôt partout en Egypte les israélites - grandissait. De génération en génération, les pères égyptiens communiquaient à leurs fils la haine envers les israélites. “ Ces étrangers n’appartiennent absolument pas à la terre d’Egypte, et pourtant leur bétail mange le pain de nos enfants. Le pharaon devrait les renvoyer là-bas, d’où ils sont venus ! Comment peut-il autoriser que les enfants de l’Egypte soient obligés de vivre dans l’indigence alors qu’il nourrit de son sein des serpents étrangers ? ” C’est ainsi que s’exprimaient continuellement les riches marchands d’Egypte, et c’est ainsi que ces paroles arrivèrent un jour jusqu’aux oreilles du pharaon.

Depuis longtemps déjà c’était un autre pharaon qui gouvernait l’Egypte, et celui-là ne voulait plus rien entendre de JOSEPH et de ses actions bénéfiques pour l’Egypte. C’était un homme cruel qui ne s’intéressait qu’à son propre bien-être. Néanmoins il était évident pour lui qu’il avait besoin du peuple pour rester pharaon. C’est pourquoi il déclara que les enfants d’ISRAEL étaient désormais des esclaves égyptiens, qui auraient à peine le nécessaire pour survivre, et qui seraient utilisés sans rémunération pour la construction d’édifices de prestige. Car ce pharaon avait l’intention de faire construire une nouvelle capitale dans la contrée de GOSEN, et pour l’édifier il lui faudrait beaucoup d’esclaves, les travailleurs libres coûtant beaucoup trop cher. DIEU laissait faire cela, car les descendants d’ISRAEL étaient beaucoup trop à la légère avec leur foi en DIEU. C’est ainsi que maints jeunes israélites se laissaient bien volontiers tromper par les cérémonies voluptueuses qu’on organisait en l’honneur des dieux égyptiens. Cependant, suite au décret du pharaon, ils étaient à présent des esclaves et il leur était sévèrement interdit de prendre part à de telles cérémonies. De plus, le peuple israélite devait redevenir plus humble s’il voulait demeurer longtemps encore le PEUPLE DE DIEU. Car ils devaient tous être humbles dans leur cœur pour être capables d’apprécier les lois que DIEU voulait leur transmettre.

Cependant les israélites ne voulurent pas subir l’esclavage et ils projetaient de se révolter. Ce qui arriva aux oreilles du pharaon qui, sans hésiter, exigea qu’on tue tous les enfants israélites nouveaux-nés du sexe masculin. Et les sbires du pharaon traversèrent la plaine de GOSEN et tuèrent tous les garçons israélites qui avaient moins de trois ans. Et cela aussi DIEU le laissa faire, car les israélites avaient méprisé trop longtemps la croyance de leurs pères. La souffrance les rendit à nouveau humbles devant DIEU et les ramena à la vraie foi en LUI.

De ce temps-là, on maria la veuve d’un homme de la tribu de LEVI avec le frère de son premier époux, car elle n’avait pas encore donné un fils à la tribu, mais seulement une fille. Une année plus tard elle donna naissance à un fils. La femme voulait protéger son enfant des sbires du pharaon, et pour cela elle cacha son fils durant trois mois, mais ce n’était pas possible plus longtemps. Alors elle tressa une petite corbeille de jonc, l’enduit de résine et de poix, enveloppa l’enfant dans une couverture de laine, l’embrassa dans les larmes et le plaça dans la petite corbeille. La mère supplia DIEU pour avoir SON aide et SA protection pour son fils, puis elle posa la corbeille dans les joncs, au bord du fleuve. Elle fit courir la sœur du petit garçon le long de la berge pour voir ainsi où irait la corbeille.

DIEU avait entendu la prière de la mère de l’enfant et il envoya un vent fort qui poussa la petite corbeille en amont du fleuve là où se trouvait justement la fille du pharaon. Elle voulait se baigner dans le Nil, les prêtres du “saint fleuve” lui ayant conseillé de le faire pour fortifier sa fécondité. Elle espérait ainsi avoir un enfant de son époux décédé depuis peu. Comme la fille du roi était justement seule dans l’eau, le vent poussa alors la corbeille de jonc jusqu'à elle. Tout de suite elle saisit la petite corbeille, l’ouvrit et vit le petit garçon couché dans sa couverture et qui pleurait. Elle remarqua que c’était un très bel enfant et elle crut que les dieux du fleuve avaient exaucé ses prières. Elle retira donc l’enfant de sa couverture, le souleva en l’air et s’écria à haute voix, afin que tous les domestiques puissent l’entendre : “ Voici MOÏSE, le fils du fleuve, qui est maintenant mon fils puisque je l’ai retiré de l’eau. Les dieux du saint Nil ont exaucé mes prières. Honneur et remerciements pour eux ! ” Et tous les serviteurs s’inclinèrent et rendirent hommage aux dieux du Nil. La sœur du petit garçon avait vu de loin comment la fille du roi avait retiré son petit frère de la corbeille. Et, alors qu’elle s’approchait, elle entendit les serviteurs de la princesse dire que le garçon est un présent des dieux du Nil et que maintenant on doit chercher une nourrice pour l’enfant, puisque la fille du roi n’a pas elle-même accouché de son enfant et qu’à cause de cela aussi elle n’a pas de lait pour le nourrir. C’est pourquoi la fille se présenta et dit : “ Si vous avez besoin d’une nourrice, je connais une femme israélite qui a accouché mais dont l’enfant a été pris par les sbires du pharaon. Et à présent le lait non utilisé incommode beaucoup la femme. ” Les serviteurs rapportèrent ces paroles à la princesse qui fit dire à la fille : “ Amène-moi cette femme, car c’est la volonté des dieux que je fasse de cet enfant un souverain d’Egypte qui sera fort et puissant. Et le lait de l’HEBRA sera bien pour le prince, car les HEBRAS sont une race tenace. HEBRA était le surnom qu’on donnait aux enfants d’ISRAEL, car en ce temps-là HEBRA signifiait “berger” dans la langue des Egyptiens. Ainsi MOÏSE retourna chez sa mère qui l’éleva jusqu'à ce qu’il ait atteint l’âge de cinq ans. Alors la fille du roi le fit amener au palais pour le présenter à la cour comme son fils. Ensuite MOÏSE alla à l’école du temple. Là les prêtres de ON et d’ISIS l’instruisirent dans les sciences et les arts de l’Egypte, mais malheureusement aussi dans les pratiques avec les bas-esprits, car les dieux qu’ils servaient étaient tous en vérité des esprits de l’enfer. Mais la mère du garçon priait DIEU, LE suppliant toujours et de nouveau pour avoir SA protection et SON aide pour son fils MOÏSE. Et DIEU exauçait ses prières et protégeait MOÏSE de tout dommage qui pourrait toucher l’esprit, l’âme ou le corps.

Puis le vieux pharaon mourut et c’est le frère de la princesse qui avait adopté MOÏSE qui devint pharaon. Il aimait MOÏSE autant que son propre fils SETI. Il faisait étudier les deux princes l’un à côté de l’autre au temple, et tous deux vivaient au palais. Pourtant SETI haïssait MOÏSE, car il était jaloux de l’amour que son père éprouvait pour lui.

MOÏSE était un homme extrêmement sensible qui savait très bien comment s’y prendre, non seulement avec les humains, mais également avec les animaux. Par contre, SETI était complètement indifférent aux êtres humains comme aux animaux, il ne s’intéressait qu’à la richesse matérielle, et tout particulièrement au pouvoir qu’il exercerait un jour en tant que futur pharaon d’Egypte. Cependant, comme il montrait à temps et bien distinctement son mauvais caractère, et tout particulièrement son penchant pour la cruauté envers les humains et les animaux, son père décida que si SETI ne s’améliorait pas considérablement et à court terme il ne serait pas le futur pharaon, mais que ce serait alors MOÏSE. A partir de ce moment-là SETI montra vers l’extérieur son meilleur côté en devenant extrêmement aimable et gentil envers tous, et tout particulièrement envers MOÏSE. Cependant en son intérieur il jurait de se venger de MOÏSE, d’une vengeance infiniment cruelle.

MOÏSE était très aimé du peuple d’Egypte, c’est pourquoi le pharaon l’avait chargé de visiter les différentes régions du pays pour s’informer de la prospérité de ses sujets. C’est ainsi que MOÏSE vint dans la plaine de GOSEN où vivaient les israélites. Là il voyait comment ce peuple accomplissait son travail d’esclave au service du pharaon, et les enfants d’ISRAEL lui faisaient pitié.

Comme il savait que la femme qui l’avait nourri et élevé jusqu'à l’âge de cinq ans habitait cette région, il demanda après elle au surveillant des esclaves, et on l’emmena vers une chaumière très pauvre où se trouvait une vieille femme qui se mourrait. En elle MOÏSE reconnut instantanément celle qu’il avait aimé affectueusement durant sa première enfance. Jadis, lorsque la fille du vieux pharaon avait voulu le reprendre, il avait pleuré amèrement lorsqu’il avait dû quitter cette femme. Il avait alors juré qu’il s’enfuirait du palais pour retourner chez elle. Pourtant, en pleurant, elle l’avait prié de n’en rien faire. “ Car ” disait-elle “ le SEIGNEUR va décider quand et où nous allons nous revoir. Mais je sais assurément que cela va arriver. Et quand l’heure sera venue, mon cher garçon, alors j’aurai maintes choses à te dire. Donc, va maintenant avec les gens de la princesse qui veut être ta mère. Aime-la et respecte-la toujours pour cela, mais ne m’oublie pas, mon enfant ! ” Et il l’avait quittée ainsi, en pleurant, et il ne l’avait plus jamais revue. Avec les années, le souvenir qu’il gardait d’elle avait aussi un peu pâli. Et à présent, il la voyait couchée devant lui, sur sa misérable couche de paille. Et bien qu’elle soit très âgée et qu’elle ne puisse plus bien voir, la femme savait qui était là, debout devant sa couche. “ MOÏSE, c’est toi n’est-ce-pas ? ” disait-elle d’une voix tremblante. “ Tu es enfin venu, comme le SEIGNEUR me l’avait promis jadis. Alors je te prie, mon cher garçon, écoute-moi bien, car je n’ai plus beaucoup de temps pour te parler. MOÏSE, tu n’es pas le vrai fils de la princesse. Ce ne sont pas les dieux du fleuve qui t’ont donné la vie, mais c’est moi qui t’ai mis au monde, et après trois mois et pour te sauver la vie, je t’ai couché dans une petite corbeille de jonc que j’ai déposée sur le fleuve. Et le DIEU SUBLIME DE NOS PERES a dirigé le vent, de sorte que la petite corbeille aille vers la princesse. Elle t’a retiré de là et a cru que les dieux du Nil avaient écouté ses prières. Mais c’est un non-sens, car c’est seulement l’UNIQUE VRAI DIEU D’ABRAHAM, D’ISAAC et de JACOB qui peut donner la vie. Tu es donc mon fils MOÏSE ; MYRIAM qui est ici près de moi est ta sœur ; et ce jeune homme qui est là est ton plus jeune frère AARON qui est né seulement après que la terrible promulgation de l’ancien pharaon ait été levée par l’actuel pharaon - promulgation qui exigeait que soient tués tous les garçons nouveaux-nés d’ISRAEL. Et le peuple d’ISRAEL est ton peuple MOÏSE ! Tu es un enfant d’ISRAEL, un hébreu comme disent les égyptiens. Tu es en vie grâce au DIEU D’ISRAEL, remercie-LE, comme je l’ai fait chaque jour de ma vie. Tu peux compter sur LUI et LUI faire confiance quoi qu’il arrive, IL te guidera. Car le SEIGNEUR est ton berger, IL veillera sur toi ! ” Puis la mère de MOÏSE expira. Ses enfants MYRIAM et AARON en larmes s’agenouillèrent devant sa couche. MOÏSE, selon la coutume égyptienne resta debout, il fit une courte révérence, puis il sortit, la démarche raide et en retenant ses larmes. Dès qu’il fut dehors, il accéléra le pas, puis se mit à courir très vite et alla ainsi jusqu’au bord du désert. Alors seulement il freina son allure, jusqu'à ce qu’il s’écroule finalement , tout tremblant et en sanglotant. Il était en état de choc et ne savait plus quoi faire. En gémissant il supplia DIEU : “ Ô DIEU de tous les dieux, si TU existes vraiment, TOI LE DIEU D’ISRAEL, TOI qui est LE DIEU de mes pères, alors aide-moi à supporter cela, je T’en supplie ! ” Alors soudain il se sentit miraculeusement fortifié et consolé. Puis il entendit une voix douce qui lui parlait : “ Viens à la maison, frère MOÏSE. DIEU ne t’a pas sauvé de la mort en tant que petit enfant et ne t’a pas conduit maintenant de nouveau vers nous, pour que tu désespères, mais pour que tu apprennes par l’exemple de notre mère et que tu sois une aide pour nous tous. ” Ainsi parla MYRIAM, sa sœur, qui l’emmena de nouveau dans la maison. Là, elle lui raconta plus précisément comment tout s’était passé lorsqu’il voguait sur le Nil, dans la corbeille de jonc, et comment il arriva jusqu’à la princesse. Puis, elle lui recommanda la prudence à l’égard du pharaon et du prince SETI. “ Ne leur dis pas qui tu es réellement aussi longtemps que DIEU ne te donne pas un signe, et de même ne parle à personne de ton origine, car cela pourrait devenir dangereux pour nous tous. ” MOÏSE promettait d’agir de la sorte.

Le lendemain, il vit un surveillant qui frappait un israélite. Plein de rage, MOÏSE intervint et donna au surveillant un tel coup sur la tête que celui-ci s’écroula, mort. MOÏSE en fut effrayé et il enfouit rapidement le corps du surveillant dans le sable. Cependant l’israélite avait pu se relever et il s’était enfui.

Le jour suivant, MOÏSE vit deux israélites qui se querellaient au sujet d’une pièce d’or qu’ils avaient trouvée dans le sable. Alors il alla vers eux et les pria d’arrêter leur querelle, puisque tous deux sont des enfants d’ISRAEL et que, de plus, l’or n’est rien d’autre qu’un métal brillant, que lui ne peut pas rassasier, mais que les paroles du SEIGNEUR le peuvent. Alors un des deux hommes lui dit : “ Il t’est facile de parler ainsi, puisque tu es riche et rassasié. Qu’est- ce qui te prend de vouloir te mêler de nos affaires, peut-être veux-tu nous tuer également, comme tu l’as fait hier avec l’égyptien ? ” A ces paroles MOÏSE prit peur, car il savait à présent que l’homme qu’il avait sauvé des coups de l’égyptien avait raconté l’histoire à d’autres. MOÏSE craignait les conséquences de son acte et il décida alors de fuir sans retourner encore une fois au palais. Il dit au revoir à MYRIAM et à AARON et s’enfuit par le désert, dans le pays de MADIAN.

C’est là que vivaient les descendants d’ISMAEL qui était le fils qu’ABRAHAM avait eu avec la servante HAGAR. Ces descendants d’ABRAHAM étaient eux aussi restés fidèles à DIEU et LE priaient, leurs offrandes étant seulement pour LUI. MOÏSE resta quarante ans à MADIAN. Il y épousa SEPHORA, la fille du cheik JETHRO qui était un fidèle serviteur de DIEU. MOISE gardait les moutons et les chèvres de son beau-père JETHRO. C’est ainsi, qu’il arriva un jour avec un troupeau de moutons dans les environs de la montagne HOREB. De ce temps il y avait là un point d’eau dont la source jaillissait de la montagne. Ce n’était donc pas étonnant qu’il y ait au pied de la montagne une petite oasis qui invitait le voyageur à s’y arrêter. De là partait une étroite bande de verdure qui allait vers la montagne, et il y avait ici et là des arbustes qui portaient des baies que les chèvres aimaient particulièrement. Les moutons quant à eux étaient attirés par l’herbe, c’est pourquoi ils grimpaient dans la montagne jusqu'à la limite de la surface verte. C’était la fin de l’après-midi, MOISE s’était allongé près du point d’eau, à l’ombre d’un dattier. La nuit tombait déjà quand les moutons énervés se mirent à courir vers le bas de la montagne en bêlant bruyamment. Comme MOISE craignait qu’un animal sauvage ne se trouve dans les alentours, il prit vite du bois sec, alluma un feu et rassembla ses animaux autour de lui. Alors qu’il regardait une dernière fois vers la montagne, il aperçut dans la lumière du feu un petit agneau qui était tout en haut, seul sur un pan de rocher, et qui bêlait pitoyablement. Sans hésiter il courut délivrer l’agneau de sa fâcheuse situation.

Lorsqu’il arriva en haut, il ne vit pas d’agneau, mais à cet endroit se trouvait un buisson d’épines qui semblait brûler, mais qui pourtant ne se consumait pas. Lorsque MOISE étonné voulut s’en approcher, il entendit une voix tonnante qui venait du buisson d’épines et qui lui disait :

« Ne t’approche pas plus près MOISE ! Retire tes souliers, car ce lieu où te tiens est une terre sainte et bénie ! »

MOISE dit : « SEIGNEUR, qui es-TU ? »

« JE suis le DIEU d’ABRAHAM, d’ISAAC et de JACOB, JE suis ton DIEU, celui qui t’a donné la vie, et qui pour te protéger de la mort t’a conduit vers la fille du pharaon d’Egypte. JE suis le DIEU qui t’a guidé par le désert, pour aller en toute sécurité d’Egypte jusqu'à MADIAN, et qui t’a donné à nouveau un foyer. »

Alors MOISE sut que c’était vraiment la VOIX DE DIEU qui lui parlait. Il s’agenouilla et couvrit son visage devant DIEU, car il avait honte pour tous les doutes qu’il avait eus souvent par le passé quant à l’existence de DIEU.

Cependant la VOIX DE DIEU continuait :
« J’ai vu la souffrance de mon peuple et J’ai entendu ses plaintes. C’est pourquoi JE veux le libérer et le conduire dans un bon et vaste pays, dans un pays où coulent le lait et le miel. Et toi, MOISE, tu seras son guide, car JE t’ai éveillé à la vie pour cela, pour que tu ME serves sur la terre ! »

« Mais, SEIGNEUR, qui suis-je donc pour avoir l’audace de me présenter devant le pharaon et pour libérer les enfants d’ISRAEL du pouvoir d’Egypte ? Le peuple d’ISRAEL me demandera quel est le nom de celui qui m’a envoyé. Que devrai-je alors répondre ? »

DIEU parla :

« JE suis celui qui EST,
JE SUIS,
JE SUIS !

Tu leur diras donc :

le DIEU de vos pères qui EST ETERNEL

m’a envoyé vers vous ! »

« Mais ils vont exiger de moi des preuves que le SEIGNEUR m’est bien apparu. Que devrai-je faire à ce moment-là ? » Alors la VOIX DE DIEU exigea de MOISE qu’il jette à terre sa houlette, ce qu’il fit. Devant ses yeux, la houlette se transforma en un serpent. MOISE recula, effrayé. Puis la VOIX DE DIEU exigea de MOISE qu’il prenne le serpent par la queue ; et lorsqu’il le fit, le serpent se transforma de nouveau en sa houlette de berger. Le SEIGNEUR exigea de MOISE qu’il fasse de même devant le peuple d’ISRAEL afin que celui-ci croit en ses déclarations. Cependant MOISE LUI disait encore : « SEIGNEUR, je ne suis pas un grand orateur et souvent ma langue ne m’obéit pas bien. Comment pourrai-je parler aux israélites ? »

Le SEIGNEUR répondit :
« Sois sans craintes puisque JE serai avec toi et que JE t’enseignerai ce que tu dois dire. »

Cependant MOISE doutait de la grandeur et de la toute-puissance de DIEU, et ainsi il demanda au SEIGNEUR d’envoyer une autre personne pour parler à sa place devant le peuple d’ISRAEL et devant le pharaon d’Egypte.

Alors le SEIGNEUR se fâcha et dit :
« Bien, alors ton frère AARON parlera à ta place, il va se réjouir de pouvoir me rendre ce service. Il ira avec toi devant le peuple d’ISRAEL et il lui parlera. Quant à toi, prends ton bâton et donne au peuple les preuves qu’il va te demander ! »

Et il en fut ainsi.
Après la mort de son père, le prince SETI était devenu le pharaon d’Egypte ; et, plein d’arrogance et de cruauté, il régnait depuis lors sur le pays. Il faisait la guerre aux peuples frontaliers de l’Egypte et il les soumettait tous. Il fit transporter ces êtres humains de leur patrie vers l’Egypte pour les contraindre à l’esclavage. Beaucoup d’entre eux furent emmenés dans la plaine de GOSEN où vivait le peuple d’ISRAEL. Bientôt il n’y eut presque plus de place et de nourriture pour les nombreux humains qui y étaient rassemblés. Pourtant le pharaon n’y prêtait guère attention. Au contraire, il faisait enfermer les “hébreux” - comme on les appelait encore et toujours méchamment - dans douze grands camps, dans lesquels ils étaient maintenus comme des animaux. Chacun de ces camps hébergeait un des douze clans d’ISRAEL. Et chaque clan était soumis à un scribe qui avait été mis en place par les égyptiens. Ces scribes étaient tous des lèche-bottes des égyptiens et ils tracassaient les membres de leur propre clan quand et comme ils le voulaient. Les égyptiens les laissaient faire, pourtant en leur for intérieur ils les méprisaient pour leur comportement.

Le peuple d’ISRAEL naturellement se réjouissait quand il apprenait la promesse de DIEU de les soustraire à l’esclavage. Et lorsque les israélites voyaient quels signes MOISE faisait, sur ordre de DIEU, avec sa houlette de berger, alors ils croyaient MOISE et AARON.
Pourtant le pharaon ne se laissait pas impressionner par un tel miracle. Lorsque MOISE exigea qu’AARON jette son bâton et que la houlette de berger devint serpent, il fit appeler des prêtres d’ON. Ceux-ci jetèrent leurs bâtons qui se transformèrent en serpents. Pourtant la houlette de MOISE qu’AARON avait lancée et qui était devenue serpent se précipita sur les autres serpents et les avala, devant les yeux de tous les témoins. Malgré cela, le cœur du pharaon resta insensible et il ne voulut écouter ni MOISE, ni AARON.

Alors le SEIGNEUR envoya de acutes plaies sur l’Egypte :
D’abord ce fut l’eau du Nil qui devint du sang, et dans tout le pays les êtres humains et les animaux eurent à souffrir de la soif. Seul, le peuple de DIEU fut épargné. Avertis par MOISE et AARON, les israélites avaient rempli à temps tous leurs réservoirs avec de l’eau pure. Pourtant le pharaon resta obstiné, il ne permit pas au peuple d’ISRAEL de quitter le pays. Puis vint la plaie des grenouilles : partout dans le pays des grenouilles qui sortaient du Nil bondissaient dans les maisons, et seuls les enfants d’ISRAEL en furent épargnés. Néanmoins le pharaon resta obstiné.

Après cela suivirent des moustiques, puis des essaims de mouches, et ensuite la peste des animaux fit irruption. Suivait la plaie des ulcères, et les êtres humains comme les animaux étaient recouverts d’ulcères formés par une éruption de pustules. Ensuite venait une grêle si forte comme l’Egypte n’en avait jamais connue auparavant. Après, ce fut la plaie des sauterelles. Seuls, les enfants d’ISRAEL étaient à chaque fois épargnés, pourtant à chaque fois le cœur du pharaon restait insensible.

DIEU envoya sur l’Egypte une éclipse. Pendant trois jours et trois nuits il n’y eut plus dans le firmament aucune lumière, mais partout où les fils et les filles d’ISRAEL vivaient il faisait clair. Alors le pharaon prit peur. Il ordonna à MOISE de partir avec son peuple, mais les israélites devraient laisser leurs troupeaux en Egypte. Le pharaon savait parfaitement que le peuple d’ISRAEL serait alors obligé de traverser le désert sans nourriture et que cela le mènerait certainement à sa perte. MOISE n’accepta pas cette proposition et insista po ur que tout le peuple d’ISRAEL, avec tous ses troupeaux, et toutes ses possessions, quitte l’Egypte pour faire dans le désert des offrandes au DIEU TOUT- PUISSANT. Alors le pharaon, fou de rage, cria : « Ote-toi de ma vue, MOISE, et garde-toi bien de revenir encore une fois devant mes yeux, car si cela devait arriver, ce serait ma propre main qui te tuerait. » MOISE savait alors que le pharaon avait prononcé sa propre arrêt de mort et celui de son peuple. C’est alors que durant la nuit les anges de la mort traversèrent toute l’Egypte, et chaque fils premier né du pays d’Egypte mourut, et également le fils du pharaon. Cependant il ne fut fait aucun mal aux enfants d’ISRAEL. A ce moment-là le pharaon laissa sortir d’Egypte tout le peuple d’ISRAEL avec ses troupeaux et toutes ses possessions.

Et le peuple d’ISRAEL s’en alla à travers le désert, MOISE et AARON à sa tête, et sous la guidance de DIEU. Ils firent halte à MADIAN et il y laissèrent également paître leurs troupeaux. MOISE grimpa sur la montagne du SINAÏ, et le SEIGNEUR lui transmit deux tables de pierre sur lesquelles était gravée la LOI DE DIEU.

La LOI DE DIEU, ce sont les DIX COMMANDEMENTS DE DIEU, qui, depuis ce temps-là, sont valables pour tous les êtres humains. C’était la condition préalable pour que la phase suivante du grand plan de Rédemption de DIEU puisse s’accomplir. Sur la base des DIX COM MANDEMENTS DE DIEU , le peuple de DIEU pouvait et devait être éprouvé. Et c’est seulement quand l’humanité serait mûre pour cela que le Rédempteur pourrait naître.



Et c’est ainsi que Jésus CHRIST, LE ROI ET LE SEIGNEUR DE LA CREATION vint chez les humains, il vécut parmi eux en accomplissant la VOLONTE DE DIEU, il souffrit et mourut sur la croix. Ensuite il dut combattre en enfer et il triompha sur le souverain de l’enfer et tout son pouvoir.
Depuis lors le chemin vers la lumière est de nouveau libre et les esprits qui remontent - en passant d’une vie humaine à une autre vie humaine - suivent ce chemin pour retourner chez eux au Ciel.

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Avec cette dernière partie ne s’achève pas seulement le texte « Jésus CHRIST, LE ROI ET LE SEIGNEUR DE LA CREATION » mais aussi les explications du monde des esprits de DIEU sur Internet.

Nous, les esprits de DIEU, nous ne voudrions pas seulement vous dire au revoir mais vous rendre attentif au fait qu’aucun d’entre vous n’avance dans la vie sans ses anges-gardiens, ses anges-combattants et tous les autres. Aussi, même si vous ne pouvez pas nous voir et nous entendre, nous sommes toujours là quand vous avez besoin de notre aide.


Que DIEU soit avec vous !

Vos amis du Royaume de DIEU




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